De l’ensemble des écrits donnés par Marcel Clément, se dégagentdes réflexions juridiques qui s’organisent autour de la définition et de la fin dudroit, dans une réception de la pensée de saint Thomas d’Aquin. On y retrouveles deux interrogations classiques : qu’est-ce que le droit et à quoi sert-il ? Lesréponses apportées par l’auteur qui fondera l’Institut de philosophie comparéeet sera le directeur de L’Homme Nouveau, promeuvent une réconciliation de lamorale chrétienne et du droit
Dans les nombreuses œuvres de Marcel Clément qui traitent de doctrine sociale et de philosophie politique, les notions juridiques sont partout présentes, elles sont abordées à la lumière des pensées d’Aristote et de Thomas d’Aquin, c’est-à-dire contre la crise intellectuelle contemporaine et en lien avec le spectacle du réel. Déjà par la limpidité du style que marque le refus des généralisations approximatives coupées de la réalité, l’écriture de celui qui deviendra le directeur de L’Homme Nouveau mobilise un vocabulaire concis, spécifique du thomisme aristotélisé : « Il faut, recommande-t-il, se défier de la nécessaire abstraction du langage ». Selon Marcel Clément et sûrement dans une volonté de simplification, peut-être de vulgarisation, les solutions ne se déduisent pas de principes abstraits qui en Occident ont pu préparer la voie dangereuse des idéologies néo-civilisationnelles.