Définition et fin du droit, Thomas d’Aquin chez Marcel Clément

Christine Mengès-Le Pape
8,00 € l'unité
2025- Fascicule n°2 2025 - Tome CXXV
125
CXXV
Juin 2025
2
2025
303 - 314
Article
droit

Résumé

De l’ensemble des écrits donnés par Marcel Clément, se dégagent
des réflexions juridiques qui s’organisent autour de la définition et de la fin du
droit, dans une réception de la pensée de saint Thomas d’Aquin. On y retrouve
les deux interrogations classiques : qu’est-ce que le droit et à quoi sert-il ? Les
réponses apportées par l’auteur qui fondera l’Institut de philosophie comparée
et sera le directeur de L’Homme Nouveau, promeuvent une réconciliation de la
morale chrétienne et du droit

Extrait

Dans les nombreuses œuvres de Marcel Clément qui traitent de doctrine sociale et de philosophie politique, les notions juridiques sont partout présentes, elles sont abordées à la lumière des pensées d’Aristote et de Thomas d’Aquin, c’est-à-dire contre la crise intellectuelle contemporaine et en lien avec le spectacle du réel. Déjà par la limpidité du style que marque le refus des généralisations approximatives coupées de la réalité, l’écriture de celui qui deviendra le directeur de L’Homme Nouveau mobilise un vocabulaire concis, spécifique du thomisme aristotélisé : « Il faut, recommande-t-il, se défier de la nécessaire abstraction du langage ». Selon Marcel Clément et sûrement dans une volonté de simplification, peut-être de vulgarisation, les solutions ne se déduisent pas de principes abstraits qui en Occident ont pu préparer la voie dangereuse des idéologies néo-civilisationnelles.