Revue doctrinale de théologie et philosophie
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Les articles (10)

Voici les articles du fascicule n°1 du tome CX de la Revue Thomiste (publiés en 2010).

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  • Résumé

    Le concile Vatican II n’a pas tant procédé à des développements dogmatiques nouveaux qu’à une réinterprétation de certaines formulations dogmatiques antérieures, rendues nécessaires par un contexte culturel et ecclésial nouveau. Il apparaît ainsi que l’herméneutique du dogme, comprise dans la continuité de la Tradition qui l’a précédée, est au coeur de l’oeuvre conciliaire. C’est elle qui permet de rendre compte et raison d’un apport décisif du Concile : le subsistit in de la constitution Lumen gentium.

  • Extrait

    Dans son ouvrage, La Foi et la Théologie, Yves Congar donne du dogme la définition suivante : « Par le mot “dogme” on entend l’énoncé d’une vérité contenue dans la parole de Dieu, écrite ou transmise, et que l’Église propose à croire comme divinement révélée en une formulation authentique soit par un jugement solennel, soit du moins par son magistère ordinaire et universel. » Strictu sensu, on qualifie de « dogme » une vérité contenue dans le dépôt de la foi, qui a fait l’objet d’une définition de la part du Magistère extraordinaire de l’Église. Mais, par le dernier membre de phrase de cette citation : « soit du moins… », son auteur veut, sans doute, nous faire comprendre que, par sa proposition constante par le Magistère ordinaire, une vérité contenue dans le dépôt de la foi n’ayant pas fait l’objet d’une définition solennelle est à mettre sur le même plan que les dogmes définis. Ainsi désigne-t-on la doctrine de la Rédemption comme un « dogme », bien qu’elle n’ait jamais été l’objet d’une définition solennelle.

  • Page de début 113
  • Page de fin 138
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Extrait

    Le dernier événement de cette année sur lequel je voudrais m’arrêter en cette occasion est la célébration de la conclusion du concile Vatican II, il y a quarante ans. Ce souvenir suscite la question suivante : Quel a été le résultat du Concile ? A-t-il été accueilli de la juste façon ? Dans l’accueil du Concile, qu’est-ce qui a été positif, insuffisant ou erroné ? Que reste-t-il encore à accomplir ? Personne ne peut nier que, dans de vastes parties de l’Église, la réception du Concile s’est déroulée de manière plutôt difficile, même sans vouloir appliquer à ce qui s’est passé en ces années la description que le grand Docteur de l’Église, saint Basile, fait de la situation de l’Église après le concile de Nicée : il la compare à une bataille navale dans l’obscurité de la tempête, disant entre autres : « Le cri rauque de ceux qui, en raison de la discorde, se dressent les uns contre les autres, les bavardages incompréhensibles, le bruit confus des clameurs ininterrompues a désormais rempli presque toute l’Église en faussant, par excès ou par défaut, la juste doctrine de la foi. » Nous ne voulons pas précisément appliquer cette description dramatique à la situation de l’après-Concile, mais quelque chose de ce qui s’est produit s’y reflète toutefois. La question suivante apparaît : pourquoi l’accueil du Concile, dans de grandes parties de l’Église, s’est-il jusqu’à présent déroulé de manière aussi difficile ? Eh bien, tout dépend de la juste interprétation du Concile ou — comme nous le dirions aujourd’hui — de sa juste herméneutique, de la juste clef de lecture et d’application. Les problèmes de la réception sont nés du fait que deux herméneutiques contraires se sont trouvées confrontées et sont entrées en conflit. L’une a causé de la confusion, l’autre, silencieusement mais de manière toujours plus visible, a porté des fruits. D’un côté, il existe une interprétation que je voudrais appeler « herméneutique de la discontinuité et de la rupture » ; celle-ci a souvent pu compter sur la sympathie des mass media, et également d’une partie de la théologie moderne. D’autre part, il y a l’« herméneutique de la réforme », du renouveau dans la continuité de l’unique sujet-Église, que le Seigneur nous a donné ; c’est un sujet qui grandit dans le temps et qui se développe, restant cependant toujours le même, l’unique sujet du Peuple de Dieu en marche.

  • Page de début 13
  • Page de fin 22
  • Catégorie Article

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  • Extrait

    « Vatican II : rupture ou continuité ? Les herméneutiques en présence. » Tel était le titre du colloque organisé par l’Institut Saint-Thomas-d’Aquin les 15 et 16 mai 2009 à Toulouse, et dont les contributions sont aujourd’hui publiées par la Revue thomiste. Benoît-Dominique de La Soujeole et François Daguet furent les chevilles ouvrières de cette rencontre au programme inspiré par le discours du pape Benoît XVI à la curie romaine le 22 décembre 2005. Comme on le sait, le Saint-Père y avait soutenu que les difficultés dans la réception du dernier concile œcuménique trouvaient leur source dans le conflit entre « deux herméneutiques contraires », l’herméneutique « de la discontinuité et de la rupture » d’un côté, celle « de la réforme, du renouveau dans la continuité de l’unique sujet-Église que le Seigneur nous a donné » de l’autre. Les interventions que l’on va lire constituent donc autant d’explorations du couple continuité-rupture dont elles précisent la portée sur trois niveaux d’analyse : 1) Le Concile comme acte herméneutique (publié en première partie) ; 2) Les herméneutiques sous-jacentes à la réception du Concile, et 3) Les principes d’une herméneutique en matière de dogme (rassemblés dans la seconde partie). Nous voudrions dans les réflexions qui suivent expliciter le fondement théologique du conflit dont parle Benoît XVI.

  • Page de début 5
  • Page de fin 12
  • Catégorie Avant-propos

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  • Résumé

    À la différence du Catéchisme de l’Église catholique qui s’en inspirera largement, le concile Vatican II ne se propose pas de présenter l’ensemble de la doctrine chrétienne en général, ni de la morale en particulier. Pourtant, nombre de ses constitutions, décrets et déclarations ne manquent pas d’évoquer soit des questions éthiques spécifiques soit des notions morales fondamentales. Tel est le cas de la conscience, évoquée à plusieurs occasions, mais traitée pour elle-même au n° 16 de la constitution pastorale Gaudium et spes. Alors que cette notion sera au cœur d’âpres controverses dans la période de l’après-Concile, une étude de la formation du texte de ce numéro montre que celui-ci ne suscite pas de débat notable dans l’aula conciliaire et bénéficie d’un large consensus. Quatre décennies plus tard, il apparaît que le Magistère postérieur, sans cesser de citer ce numéro, en a protégé l’interprétation contre le subjectivisme et le relativisme, en précisant la « voix de Dieu parlant intérieurement » dans le sens de l’objectivité de la vérité et de la loi morales. La distance de ton entre la constitution Gaudium et spes et l’encyclique Veritatis splendor est délibérément grande, et pourtant la seconde ne renie pas la première ; elle la précise et prémunit contre un mésusage qui irait au rebours de l’intention du texte.

  • Extrait

    Plusieurs des grands documents du concile Vatican II évoquent la conscience morale. Le décret Dignitatis humanae sur la liberté religieuse énonce le devoir d’en respecter la liberté et les droits, et la constitution dogmatique Lumen gentium, n° 16, y rapporte la possibilité du salut pour des non-chrétiens. La constitution pastorale Gaudium et spes surtout consacre tout un numéro à en exalter la dignité (GS, no 16). Les mentions de sa faillibilité et de la nécessité de sa formation ne manquent pas d’être mentionnées, mais le soulignement de sa noblesse prédomine nettement. Il s’intègre en effet à la mise en valeur de la dignité de l’homme créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, et à l’attitude nouvelle de l’Église par rapport au monde voulue par le Concile, non sans d’intenses débats, et qui restera au cœur des crises postconciliaires. Dans cette perspective, le concept de conscience promu par le Concile s’apparente bien moins à la conception thomiste qu’à une orientation de type augustino-newmanien la représentant essentiellement comme une sorte de lieu où Dieu parle à l’intime de l’homme. Il est bien clair que cette conscience n’est aucunement envisagée comme indépendante de la loi de Dieu ni a fortiori comme contraire à elle : elle en est bien plutôt essentiellement solidaire, en tant qu’elle l’intériorise dans le cœur humain.

  • Page de début 217
  • Page de fin 240
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    La question des relations entre Église et société civile, de manière générale et à Vatican II, est relativement riche et complexe. L’article tente en premier lieu une clarification du vocabulaire (Église, société, société civile). Il rappelle ensuite le cadre de pensée de Gaudium et spes, le rapport de l’Église au monde qui éclaire la relation de l’Église à la société civile. Il étudie enfin les divers aspects de cette relation (apport de l’Église à la société, doctrine de l’Église sur la société civile, principe de subsidiarité, dialogue de l’Église avec la société par la médiation des évêques, rôle des laïcs). Cette délicate question ne se comprend véritablement qu’en référence à un double fondement explicatif : un fondement ecclésiologique (le mystère de l’Église, une théologie de l’Église comme sacrement) et un fondement anthropologique (la vocation intégrale de l’homme, une saine compréhension des rapports entre nature et grâce). Cette réflexion entend montrer la continuité de doctrine entre le concile Vatican II et la tradition qui le précède, de Léon XIII à Pie XII.

  • Extrait

    Diverses questions dessinent une riche problématique autour de la question des rapports entre Église et société civile. On peut aborder ces relations selon plusieurs points de vue :
    – un point de vue historique et institutionnel, dans la genèse et les effets de ces relations : dans quel cadre la relation Église/société civile se pose-t-elle ? Le cadre institutionnel de fait est-il la séparation Église/État ? L’État est-il catholique, chrétien mais non catholique, d’une autre confession religieuse (comme l’islam, par exemple) ? Y a-t-il une politique de concordat ? Qu’en est-il de la liberté religieuse ? Que faut-il corriger ou préciser dans les relations Église/société civile ?
    – un point de vue herméneutique : l’Église a-t-elle vraiment quitté la perspective médiévale, a-t-elle vraiment rompu, pour prendre un cas extrême, avec la position d’un Boniface VIII au début du xive siècle, comme le soulignait Pie XII ? A-t-elle délaissé l’approche purement juridique des problèmes (avec le risque de majorer les oppositions entre Église et société) ? A-t-elle intégré une approche plus anthropologique, de solidarité avec le monde, de dialogue, de réciprocité, de présence au monde ? Y a-t-il rupture, discontinuité, évolution, continuité dans son approche du problème, de Léon XIII (ou même avant) jusqu’à Vatican II (et au-delà) ?
    – un point de vue théologique et ecclésiologique : quels sont les fondements de la relation Église/société civile ? L’importance donnée au mystère de l’Église dans Lumen gentium est-elle bien conservée dans Gaudium et spes et dans Dignitatis humanae ? L’ecclésiologie est-elle bien unifiée à travers l’ensemble des textes conciliaires ? La sacramentalité de l’Église constitue-t-elle une clef d’interprétation, une clef d’explication ?

  • Page de début 189
  • Page de fin 216
  • Catégorie Article
€5.11
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  • Résumé

    Posée depuis plus de quinze siècles dans l’Église catholique, la question de l’accès au salut des non-chrétiens reçoit une réponse renouvelée au concile Vatican II. Celle-ci dégage la ligne invariante de la tradition catholique, en la dépouillant des formulations impropres que des raisons contingentes lui avaient adjointes. Ce faisant le Concile ouvre la voie à de nouveaux approfondissements pour lesquels la théologie de Thomas d’Aquin est de grande utilité. Le Concile s’inscrit ainsi dans un vaste mouvement d’herméneutique du dogme, qu’il ne clôt pas mais dont il est une étape essentielle.

  • Extrait

    Dans son discours à la Curie romaine du 22 décembre 2005, le pape Benoît XVI indique trois questions principales auxquelles, selon lui, le concile Vatican II se devait d’apporter une réponse : la relation entre la foi et les sciences, celle entre l’Église et l’État moderne, et celle entre la religion chrétienne et les autres religions. Alors que s’ouvre le Concile, voilà déjà plus d’un siècle que chacune de ces questions se pose en termes renouvelés, suscitant des réponses partielles, parfois tâtonnantes, appelant en tout cas des réponses en phase avec ces termes nouveaux. Il est clair, reconnaît le pape à propos de ces réponses, que dans chacun de ces secteurs « pouvait apparaître quelque forme de discontinuité », mais l’enjeu est justement de saisir qu’au-delà de ces apparentes discontinuités, « la continuité des principes n’était pas abandonnée ».

  • Page de début 73
  • Page de fin 112
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Page de début 1
  • Page de fin 4
  • Catégorie Page de garde

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  • Page de début 23
  • Page de fin 24
  • Catégorie Page de garde

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  • Résumé

    Cet article explore la question de l’encadrement légal de la religion au sein des communautés humaines dans la théologie de saint Thomas d’Aquin. On peut ainsi mesurer la compatibilité entre les principes de saint Thomas et la doctrine de Vatican II au sujet de la liberté religieuse. La Somme de théologie introduit un dépassement de la forte influence augustinienne qui prévalait dans la chrétienté médiévale. La religion n’y est plus vue seulement en dépendance des vertus théologales. Saint Thomas parvient à distinguer ce qui relève de la spécification de la religion comme vertu : rendre un culte à Dieu, et ce qui relève de la droiture de son exercice dont dépend son caractère méritoire et sanctifiant : la grâce des vertus et des dons. Les conséquences que l’on peut en tirer concernent tout autant la question de la tolérance des cultes non chrétiens que celle de la place de la religion dans la loi civile.

  • Extrait

    La déclaration conciliaire Dignitatis humanae personae avec la promulgation par Paul VI du Missel romain ont assurément cristallisé la polémique dans le travail ecclésial de réception du concile Vatican II. Les papes Paul VI et Jean-Paul II ont œuvré pour affermir une pleine et juste réception de ce concile pour le bien de l’Église et le pape Benoît XVI fait aujourd’hui de même. Ce labeur ne se fait pas sans difficulté et douleurs, ni sans illusions ou amertume. Le pape Benoît XVI dans son discours à la Curie du 22 décembre 2005 a fait une analyse précise des enjeux et des difficultés de cette réception du concile Vatican II. Dans cette partie de son discours, il s’attarde longuement sur le problème posé par Dignitatis humanae. Pour le pape, la question du rapport entre l’Église et l’État moderne est un des trois grands axes sur lesquels le travail du Concile devait porter pour répondre aux intentions de Jean XXIII de présenter la doctrine de l’Église d’une façon qui soit conforme aux exigences de notre temps. Benoît XVI interprète l’expression « notre temps » comme signifiant « l’époque moderne ».

  • Page de début 139
  • Page de fin 188
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Conséquences pour la législation civile de la religion et du culte
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)