Revue doctrinale de théologie et philosophie
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Les articles (10)

Voici les articles du fascicule n°2 du tome CXIII de la Revue Thomiste (publiés en 2013).

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  • Résumé

    Ce bulletin d’islamologie met tout particulièrement l’attention sur des ouvrages relatifs aux questions débattues par les orientalistes sur les origines de l’islam, la figure historique de Muḥammad ou l’articulation entre islam et droits de l’homme. Une section est aussi consacrée à la littérature sur le soufisme, les non-musulmans, mais aussi la théologie et la psychanalyse.

  • Extrait

    La qalandariyya désigne un courant mystique de l’islam né aux XIIe-XIIIe siècles, caractérisé avant tout par un style de vie singulier, celui de l’errance. Le qalandar en effet est un vagabond, un errant, un misérable, un fou en quête de pain et d’extase, mais il est aussi un provocateur, fustigeant les puissants, réveillant les consciences des paysans, émoustillant l’enseignement des mollahs et des maîtres du soufisme. Selon Abū Hafs ‘Umar al-Suhrawardī (m. 1234), « le terme qalandar désigne les gens qui sont tant possédés par la béatitude du coeur qu’ils ne respectent ni coutume ni usage. Ils rejettent les règles usuelles de la société et des relations humaines ; ils ne souhaitent que la béatitude du coeur. Ils n’accomplissent les devoirs religieux comme la prière rituelle et le jeûne que s’ils sont absolument obligatoires. Ils n’ont aucun scrupule à se complaire dans les plaisirs mondains dès lors qu’ils sont autorisés par la loi. Ils se contentent de rester dans les limites de ce qui est permis et ne cherchent pas à appliquer les rigueurs de l’obligation légale. De même, ils rejettent toute accumulation de biens et tout désir d’en posséder davantage. Ils n’observent pas les rites des ascètes, des sobres ou des dévots. Ils ne s’attachent qu’à la béatitude de leur coeur en Dieu. Ils n’ont aucune volonté de posséder plus que cette béatitude du coeur ». L’ouvrage d’Alexandre Papas présente la figure de trois qalandar des XVIe et XVIIe siècles ayant parcouru la Turquie orientale...

  • Page de début 305
  • Page de fin 322
  • Catégorie Bulletin
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(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Dans Dieu et la philosophie, récemment traduit en français pour la première fois, Étienne Gilson retrace l’histoire du rapport entre le Dieu des philosophes et le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob pour en déterminer et en évaluer les différentes figures possibles. Avec ce petit livre, publié en anglais en 1941, Gilson accède à la reconnaissance de l’acte d’être ou existence comme coeur métaphysique de la réalité, de sorte que nous y voyons se mettre en place les différents thèmes, tant métaphysiques qu’historiques, dont l’entrecroisement définit l’essence du « gilsonisme ».

  • Extrait

    Le rêve de tout érudit n’est-il pas, au hasard d’une flânerie parmi les rayons oubliés de quelque vénérable bibliothèque, de tomber sur le texte inédit d’un auteur classique et à lui familier ? Une voix d’outre-tombe s’élève alors qui, pour sa plus grande joie intellectuelle, vient confirmer, corriger parfois, mais surtout enrichir et approfondir ce qu’il savait déjà de cet auteur. La traduction en français d’un des ouvrages qu’Étienne Gilson (1884-1978) écrivit directement en anglais procure au lecteur francophone une expérience analogue. Certes The Unity of Philosophical Experience (1937), Reason and Revelation in the Middle Ages (1938) ou God and Philosophy (1941) n’étaient pas inconnus (l’anglais n’est tout de même pas le sanskrit), mais leur traduction les rend plus aisément accessibles au public cultivé de langue française, d’autant mieux que la traduction effectuée par les moines de Fontgombault est excellente. On a
    l’impression de lire du Gilson ! Ce qui est tout dire. On retrouve au fil de ces pages la signature inimitable de l’universitaire français : profondeur dans la pensée, clarté dans l’exposition, formules bien frappées qui capturent une idée, discrète ironie aussi, passion parfois (cf. p. 114-115)…

  • Page de début 275
  • Page de fin 286
  • Catégorie Article
  • Sous-titre À propos de la traduction française d,un livre d'Étienne Gilson
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Dans la Somme contre les Gentils, Thomas d’Aquin pose le problème de la toute-puissance de l’agir divin et de la liberté d’action de l’homme. Articulant les notions de potentia, d’operatio et d’effets, il insère résolument l’agir humain dans une chaîne causale. Sa solution s’inspire d’une certaine lecture d’Aristote et notamment de la Physique : l’homme est cause seconde de son opération car la Cause première diffuse un principe causal à l’agent actif. Bien qu’adoptant la théorie de la causalité instrumentale, l’Aquinate réfute tout déterminisme. Il défend la théorie selon laquelle l’homme est cause totale de son acte. Il accorde à l’homme de posséder un libre arbitre qu’il définit comme la capacité de causer son opération. Cette capacité se situe dans l’intellect capable de produire un jugement libre et dans la capacité de la volonté de produire des effets différents. La liberté humaine repose donc à la fois sur la capacité de l’homme à causer ses propres actes et sur la contingence des actes humains.

  • Extrait

    Thomas d,Aquin achève la Summa contra Gentiles en 1264-1265. Le texte traite avec ampleur du thème de la liberté humaine dans le Livre II, consacré à la création, et dans le Livre III, consacré à la providence et au gouvernement divin. Dans un contexte d’intérêt croissant pour Aristote, le maître dominicain confronte sa pensée aux traités gréco-arabes, et notamment ceux d’Averroès, d’Avicenne et de Maïmonide qu’il entend réfuter. L’irruption de ces textes dans le domaine de l’éthique exige une confrontation sur le terrain de la philosophie naturelle. La Summa contra Gentiles est une tentative pour démontrer par l’oeuvre de la raison naturelle la plus grande partie possible du contenu de la foi chrétienne et pour défendre rationnellement ce qui est contenu dans les affirmations de la foi. Avec précision, Thomas pose le problème de l’articulation de la toute-puissance de l’agir divin et de la liberté d’action de l’homme. Il retient le problème que pose la notion d’operatio, issue des traités d’Aristote, et qui semble induire que tout acte résulte d’une cause physique. Ainsi l’agir humain serait restreint à un simple effet d’une cause antécédente et serait produit par un déterminisme physique. Cette théorie serait contraire à la foi chrétienne qui professe l’existence d’un libre arbitre en tout homme. Pour autant, l’Aquinate cherche-t-il à écarter cette notion ou, au contraire, entend-il, autant que cela lui est possible, l’utiliser dans une argumentation philosophique ?

  • Page de début 235
  • Page de fin 261
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Qu’est-ce que le Pain de Vie ? À quelle compréhension de la vie spirituelle le Christ veut-il nous conduire lorsqu’il s’y identifie et en fait l’objet d’un discours entier ? Enfin, quel sera le terme d’une vie spirituelle nourrie par le Pain de Vie ? Au-delà de leur intérêt commun pour le signe et les médiations, notamment sacramentelles, Louis-Marie Chauvet et Thomas d’Aquin apportent des réponses différentes à ces questions. Une lecture comparative peut donc s’avérer utile pour mesurer ces divergences, en dégager la racine, en montrer les implications.

  • Extrait

    La relation de Louis-Marie Chauvet avec la tradition théologique est conflictuelle. Tantôt cette dernière est, en bloc, accusée d’ontothéologie à la suite de Heidegger et reléguée au musée des témoins culturels, tantôt elle est tenue à distance comme un discours alternatif, certes partiellement valide mais aussi porteur de nombreux égarements dans l’idolâtrie du concept. On oscille donc entre la répudiation et la séparation de corps. Cette dernière attitude, plus ouverte, introduit une certaine incohérence dans la thèse de fond : si les symboles et les signes nous parlent de Dieu « par mode d’Ouvert », et que cette condition est essentielle pour éviter toute « quantification et réification » de la grâce divine, on voit mal quelle place pourrait être réservée à des formulations faisant, aussi peu que ce soit, appel à des jugements sur ce qui est, c’est-à-dire à une métaphysique. Car la radicalité qui donne tout son nerf à la synthèse de L.-M. Chauvet est contraignante : entre la médiation et la « métaphysique », il faut choisir. Cela tient, nous l’avons montré ailleurs, à deux parti pris philosophiques : d’une part, il n’y a d’extériorité ou d’objectivité pour le sujet que donnée dans le langage ; d’autre part, toute tentative d’atteindre une réalité par-delà le langage, une réalité extérieure qui serait signifiée par le langage, contient en elle le refus de la différence et de l’altérité. De sorte que si notre auteur s’emploie à mettre au jour le « fond impensé » de la métaphysique qu’est, d’après lui, la médiation, sa sacramentaire contient en retour un fond impensable, cet au-delà des médiations qui est pourtant leur raison d’être. L.-M. Chauvet nous place donc face à une alternative stricte : ou bien la médiation impensée par la métaphysique, ou bien la métaphysique impensable par la médiation. On comprend dès lors l’impossibilité pour notre auteur d’engager un dialogue avec une tradition théologique qui, pour lui, représente le choix inverse du sien. Faut-il se résigner à une telle aporie ? Sommes-nous contraints d’osciller entre les deux versants de la noétique idéaliste, le primat du sujet d’un côté, celui des représentations de l’autre ? Car il s’agit bien de cela, d’une connaissance qui se ramène soit à l’acte de « penser le réel » au moyen de représentations, soit à l’avènement du sujet dans le jeu mouvant des signes et l’ordre symbolique des représentations langagières.

  • Page de début 195
  • Page de fin 234
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Représentation de l'inconnaissable ou terme de l'union spirituelle ?
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Dans un recueil d’articles récents, Le Corps, chemin de Dieu (2010), L.-M. Chauvet revient sur la démarche fondamentale qui fut la sienne en théologie sacramentaire avec Symbole et sacrement (1987), à commencer par le rejet du modèle de l’instrument au profit de celui du langage pour rendre compte du sacrement. Sont examinés tour à tour sa mise en évidence du caractère analogique du concept de « sacrement », sa propre définition du concept de « parole » et le rapport qu’il établit entre les deux, en partie au titre d’une « sacramentalité de la Parole ». Mais sans doute s’agit-il moins ici d’une analogie entre le mystère de la Parole de Dieu et celui des sacrements que d’un « paradigme » au sens des sciences humaines, tiré de celles-ci et restant largement sous leur dépendance. Cette relative déficience dans la méthode donne alors l’occasion de mettre en lumière les deux types d’analogie (« verticale » et « horizontale ») à conjuguer pour se situer pleinement en théologie.

  • Extrait

    Symbole et sacrement : en un titre, tout est dit. Tout ce que promet ce couple de concepts, pour le meilleur et pour le pire. D’un côté, l’ouverture de la théologie classique au champ fécond du symbolique, de l’anthropologie du geste et de la sociologie du rite, pour restituer le sacrement dans l’épaisseur de sa pâte humaine — enrichissement indéniable auquel un Louis Bouyer nous avait déjà préparés dans Le Rite et l’homme. De l’autre côté, le risque bien réel de voir l’intelligence théologale de la foi chrétienne céder le pas devant la fascination nouvelle des sciences humaines et de réduire en fin de compte le sacrement à quelque chose de purement symbolique.

  • Page de début 179
  • Page de fin 194
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    C’est par la grâce de l’Esprit Saint que l’homme mérite son accession à la vie éternelle. Si mériter est essentiellement un acte de justice, il est un effet de la grâce et de la miséricorde divine. Sa réalité en justice se traduit par le concept de « condignité » auquel l’Aquinate donne une densité de plus en plus forte des Sentences à la Somme de théologie. Cet enseignement trouve son fondement dans l’enseignement du Nouveau Testament sur la révélation de la grâce de Dieu et de l’Esprit dans le Christ Jésus.

  • Extrait

    La place prise par saint Thomas d’Aquin dans la pensée de l’Église exige que son enseignement et sa pensée soient approfondis. Ce n’est pas sans une réelle difficulté. L’autorité reconnue au saint Docteur ne s’est-elle pas parfois retournée contre lui, de manière insensible ? Oui, dans la mesure où les études bibliques et patristiques furent, chez certains, une réaction contre une connaissance figée de Thomas. Or, si ce dernier peut jouir d’une autorité particulière, c’est bien en raison de la méditation assidue et perspicace qu’il fait de l’Écriture sainte à la suite des Pères. Il est significatif que le terme lectio ait été utilisé dans l’Église aussi bien pour ce que nous appelons lectio divina que pour l’exposé que faisaient, de l’Écriture sainte, les docteurs scolastiques. La Somme de théologie de notre saint Docteur n’a pas été le point de départ ou la source de son approfondissement théologique, mais la mise au clair pour des élèves du fruit de sa méditation de l’Écriture, dans la ligne de l’enseignement des Pères.

  • Page de début 263
  • Page de fin 274
  • Catégorie Etude
  • Sous-titre À propos du mérite de l'oeuvre de l'homme devant Dieu (Somme de théologie, Ia-IIae, q. 114, a. 3)
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Page de début 345
  • Page de fin 352
  • Sous-titre Ouvrages reçus

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  • Page de début 177
  • Page de fin 178
  • Catégorie Page de garde
€0.00
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Page de début 323
  • Page de fin 344
  • Catégorie Recensions