Revue doctrinale de théologie et philosophie
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Les articles (7)

Voici les articles du fascicule n°1 du tome CXIII de la Revue Thomiste (publiés en 2013).

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  • Résumé

    Pour Pierre Aubenque, le Dieu d’Aristote n’est qu’une solution résiduelle, la théologie ne parachevant pas l’ontologie. Cette thèse s’appuie sur une lecture heideggérienne d’Aristote, affirmant que l’être n’est pas pensable, que la métaphysique est dialectique, que la raison est identitaire, que le rapport de Dieu au monde est celui de la dégradation et de l’imitation. Mais cette lecture contredit le texte d’Aristote, où nous retrouvons une philosophie première qui est analogie des causes de l’être, causalité plurielle et ouverte, finalité et acte.

  • Extrait

    Aristote « enseigne que le Premier Moteur meut comme “désirable”, comme “objet d’amour”. […] on a vu généralement la clé de voûte de la métaphysique aristotélicienne, l’intuition centrale du système, que tout prépare et autour de laquelle tout s’ordonne rétrospectivement. Nous ne croirons pas minimiser la portée de cette doctrine en affirmant au contraire qu’il s’agit là d’une solution résiduelle, nécessairement obscure. » « Il importe de noter combien cette présence [de la perspective théologique au coeur même de la problématique ontologique] demeure insolite et qu’elle rompt la continuité de la recherche beaucoup plus qu’elle ne la parachève. » Ainsi s’exprime Pierre Aubenque dans son maître ouvrage. Ce sont ces propos que nous aimerions interroger. Le Dieu d’Aristote rompt-il la recherche aristotélicienne ? N’est-il qu’une solution résiduelle à l’encontre de la tradition qui en faisait la clé de voûte et la continuité de la démarche aristotélicienne ? Pourquoi P. Aubenque en arrive-t-il à cette interprétation ? Est-elle justifiée à la lecture des textes du Stagirite ?

  • Page de début 117
  • Page de fin 131
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Dans la plupart des manuels thomistes de philosophie et de théologie morale d’avant Vatican II, le rapport entre loi naturelle et loi éternelle tel qu’il est exposé par saint Thomas n’a pas été bien compris. La loi naturelle est réduite à la loi éternelle considérée dans ses effets et, chez l’homme, doué de raison, à la simple lecture, faite par la raison de l’homme, de la nature humaine. Elle n’est qu’une connaissance purement passive, et non pas une capacité «active», propre à l’homme, de connaître le bien et le mal et de s’autodiriger vers son accomplissement. La raison humaine se voit refuser le titre d’auteur véritable, quoique subordonné, de la loi naturelle. Il en résulte une conception hétéronome et physiciste de la loi naturelle.

  • Extrait

    Notre propos est de caractériser l’articulation entre la loi éternelle et la loi naturelle telle qu’elle apparaît dans les manuels thomistes de théologie morale et de philosophie morale en usage juste avant le concile Vatican II à la lumière des questions 90-97 de la Ia-IIae de la Summa theologiae, auxquelles tous ces manuels se réfèrent. Nous analyserons cette articulation telle qu’elle apparaît chez saint Thomas, mais après avoir situé historiquement les concepts de loi éternelle et de loi naturelle tels que saint Thomas les reçoit. Puis nous étudierons cette même articulation telle qu’elle apparaît dans les manuels thomistes de théologie morale et de philosophie morale en usage avant et pendant le concile Vatican II.

  • Page de début 47
  • Page de fin 82
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Page de début 1
  • Page de fin 4
  • Catégorie Page de garde

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  • Page de début 149
  • Page de fin 176
  • Catégorie Recensions

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  • Résumé

    En affirmant la nécessité d’une « lumière de gloire » pour permettre à l’intellect créé d’accéder à la vision de l’Essence divine, le concile de Vienne ne statua par sur la nature de cette lumière. Le présent article propose une
    exploration détaillée de l’examen consacré à cette question par le théologien dominicain Jean de Saint-Thomas, au XVIIe siècle, dans la lignée des maîtres du siècle précédent, Cajetan et François Sylvestre en tête.

  • Extrait

    Nous avons entrepris, non sans quelque inquiétude, d’analyser ici quelques pages du traitement consacré par Jean de Saint-Thomas à la lumière de gloire. En effet, une étude solide et détaillée existe sur la question, depuis la publication en 1950 d’un long article du P. Jules Paquin, de la Compagnie de Jésus, tiré de sa thèse de doctorat consacrée à L’acte de la vision béatifique selon Jean de Saint-Thomas. Que proposons-nous donc, qui justifie la présente entreprise ? Deux choses, essentiellement. D’abord, une manuductio plus analytique que proprement synthétique, qui puisse servir au lecteur pour accéder à l’intelligence de la manière scolastique dont Jean envisageait la question du lumen gloriae dans le premier article de sa quatorzième dispute sur la Prima Pars. Ensuite, il nous a paru bon, afin de cerner plus exactement la teneur de la doctrine thomiste, d’associer, à l’étude de Jean lui-même, les commentaires de François Sylvestre sur la Somme contre les Gentils, et de Cajetan sur la Somme de théologie : si la lumière de gloire vient de Dieu seul pour élever l’intellect à l’ordre surnaturel, il n’est pas inutile, en demeurant dans la sphère simplement naturelle, de permettre à nos esprits de bénéficier des rais de lumière que diffusent encore, à plusieurs siècles d’intervalle, les belles intelligences des grands docteurs dominicains.

  • Page de début 83
  • Page de fin 115
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Lecture d'un article du Cursus theologicus de Jean de Saint-Thomas
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Le dépassement de l’ontologie, commun à la pensée lévinassienne et au néoplatonisme, distingue l’économie de l’Un-Bien et l’économie de l’Être. Emmanuel Lévinas appelle la philosophie de l’au-delà de l’être : éthique. Or, l’ordre de l’au-delà de l’être ne se substitue pas dans la tradition néoplatonicienne à l’ordre de l’être (Jean-Marc Narbonne). Il n’en est pas ainsi pour Lévinas, héritier de l’interprétation radicale de la première hypothèse du Parménide, parce que l’être est de trop pour l’Un-Bien qui est autrement qu’être et que ce qui appartient à la sphère de l’être ne porte aucunement l’empreinte du Bien. Il s’ensuit que l’être est identifié au mal par lui. Pour ce dernier, l’esse n’est pas acte d’être d’un esse per se subsistens, il est acte d’être rien d’autre que soi, acte de s’identifier à soi. La métaphysique de l’être fait ainsi place à une philosophie de l’autre. Être à partir de l’autre, ce n’est pas être autrement mais autrement qu’ être. Cet article veut montrer en conclusion que la question authentiquement philosophique n’est pas de saisir l’autre en tant qu’autre, mais l’être en tant qu’être.

  • Extrait

    Dans son maître ouvrage, publié en 1978, Autrement qu’ être ou au-delà de l’essence, Emmanuel Lévinas reprend la thèse platonicienne selon laquelle le Bien est « au-delà de l’être (ἐπέκεινα τῆς οὐσίας) ». Cette thèse sous-entend que toute philosophie de l’être est une négation de la transcendance. En voulant comprendre l’être, elle l’enferme dans les limites de la compréhension et devient une philosophie de l’immanence « atteinte d’une horreur de l’Autre qui demeure Autre, d’une insurmontable allergie ». Il s’ensuit que le Dieu des philosophes, d’Aristote à Leibniz, à travers le Dieu des scolastiques, est un Dieu adéquat à la pensée totalisante de l’être. Tel serait le sort de toute la philosophie occidentale, voire de la philosophie tout court, incapable de sortir du cercle de l’être : « L’histoire de la philosophie occidentale a été une destruction de la transcendance. »

  • Page de début 5
  • Page de fin 46
  • Catégorie Article
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  • Résumé

    L’auteur se propose d’établir la place de la rationalité philosophique dans la christologie de saint Thomas, où le recours à l’hylémorphisme permet de préciser la vérité de l’humanité du Christ, son appartenance plénière au Verbe et — en prolongeant mais en faisant éclater le cadre aristotélicien — de comprendre le corps du Ressuscité comme matière parfaitement informée par l’âme. Même si l’argument philosophique n’est jamais fondateur ni absolu, il va jusqu’à jouer un rôle intérieur à la théologie, qui peut en retour transformer ce qu’elle a assumé. Or cette intériorité mutuelle des deux sciences ne s’expliquera que par leur unité selon la faculté de connaissance, le sujet et, partiellement, le statut heuristique.

  • Extrait

    Le Verbe fait chair est, pour Thomas d’Aquin, le mystère par excellence, celui qui au plus haut point surpasse les capacités de la raison : « Parmi les œuvres divines, [l’Incarnation] est assurément celle qui dépasse le plus la raison. On ne peut en effet rien penser de plus étonnant (mirabilius) venant de Dieu : le vrai Dieu, le Fils de Dieu, est devenu vrai homme. » Dans le monde créé, point de départ de la connaissance humaine, aucune forme d’union n’est comparable à l’Incarnation. Pourtant, le Docteur angélique fait assez massivement appel à Aristote, bien entendu, mais aussi à Cicéron, Porphyre et Plotin, les « stoïciens », Boèce et Averroès. Il n’hésite pas non plus à passer allégrement de références aux Écritures ou aux Pères à des argumentations philosophiques, et inversement. Deux lignes de réflexion se présentent alors. D’une part, en tout premier lieu, quel est l’apport de la philosophie à la christologie thomasienne, et quelles en sont les limites ? D’autre part, en élargissant notre réflexion, comment fonder la légitimité, pour le théologien, du recours à la philosophie dans un domaine qui semble plus que tout autre la chasse gardée de la Sacra doctrina ?

  • Page de début 133
  • Page de fin 148
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Christologie et philosophie chez Saint Thomas d'Aquin
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