Revue doctrinale de théologie et philosophie
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Les articles (2)

Voici les articles du fascicule n°3 du tome CXX (2020).

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  • Résumé

    À partir des années 1930, la philosophie de Jacques Maritain se pencha progressivement sur des questions d’ordre politique. Compte tenu de son attention croissante aux droits de l’homme, son « tournant politique » fut pourtant très vite interprété comme un « tournant libéral », dont témoigne la correspondance entre le thomiste argentin Julio Meinvielle et le Père Garrigou-Lagrange. En promouvant les « libertés modernes » ainsi que la « neutralité de l’État », Maritain serait en opposition directe avec l’antilibéralisme pontifical des papes postrévolutionnaires. Cet article essaie de réfuter ces accusations en montrant que Maritain resta toujours fidèle à la souveraineté du spirituel, tout en reconnaissant une certaine autonomie du temporel en vue du bien commun.

  • Extrait

    Bien que l'antilibéralisme du Maritain antérieur à 1930 semble communément admis, soit en raison de sa proximité avec l’Action française dont l’opposition au monde révolutionnaire fut aussi celle de l’auteur des Trois Réformateurs : Luther – Descartes – Rousseau (1925), soit après la condamnation pontificale du maurrassisme en 1926, en vertu de son option pour la Primauté du spirituel (1927) renouant explicitement avec l’antilibéralisme pontifical du XIXe siècle, la parution de Religion et culture (1930) et l’attention croissante aux problèmes politiques du monde moderne suffirent, du point de vue de quelques penseurs catholiques, pour remettre en question l’orthodoxie du Maritain postérieur à 1930. Tandis qu’au Québec Charles De Koninck adressa des critiques sévères au personnalisme de Maritain, sans le nommer, c’est notamment le P. Julio Meinvielle (1905-1973), prêtre antisémite, nationaliste et intégriste ayant préparé la voie idéologique à la prise de pouvoir de la dictature militaire en Argentine, qui devint la « principale figure de l’antimaritainisme sud-américain » et dont l’ouvrage De Lamennais à Maritain commença également à circuler en Europe, surtout au Vatican. Ainsi il n’est pas étonnant que dans les années 1946 et 1947, il entama une correspondance avec le P. Réginald Garrigou-Lagrange à propos de Maritain accusé de tomber, à partir de 1930, dans l’erreur d’une « conception terrestre de gauche du christianisme » telle qu’elle fut partagée tant par le catholicisme libéral de la revue L’Avenir autour de Félicité Robert de Lamennais, condamné en 1832 par Grégoire XVI 8, que par la démocratie chrétienne du Sillon autour de Marc Sangnier, condamnée en 1910 par Pie X

  • Page de début 373
  • Page de fin 403
  • Catégorie Article
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  • Résumé

    On n’a pas assez remarqué une thèse d’Aristote : la question de l’union de l’âme et du corps ne se pose pas ! C’est une fausse question pour dualistes : « Il n’y a pas à chercher si l’âme et le corps sont un, pas plus qu’on ne le fait pour la cire et l’empreinte. » Or Aristote n’en donne qu’une explication laconique : « En effet, l’un et l’être se prennent en plusieurs sens, mais au sens propre, ce sens c’est l’acte. » Pour décrypter cette remarque, il faut cerner ce qu’est l’un, cette propriété générale de tout être. L’étude s’emploie à dégager la nouveauté propre à saint Thomas : l’un n’est pas seulement l’indivision de tout étant, mais il trouve son expression ultime dans l’unité de l’existence. Comprendre cela permet de pénétrer dans la profondeur de l’unité humaine : nous vivons corporellement de la vie même de l’âme spirituelle. La pensée thomasienne coupe court à toute velléité d’éclatement de l’homme, comme si celui-ci pouvait jamais être animal ou humain sans être une personne.

  • Extrait

    Cela se passe au couvent Sainte-Sabine de Rome, entre la fin de l’année 1267 et l’automne 1268. Lorsque Thomas d’Aquin y commente le Traité de l’âme d’Aristote, il rencontre cette formule étonnante : « Il n’y a pas à chercher si l’âme et le corps sont un, pas plus qu’on ne le fait pour la cire et l’empreinte. » L’explication qu’en donne alors Aristote est pour le moins elliptique : « En effet l’un et l’être se prennent en plusieurs sens, mais au sens propre, ce sens c’est l’acte. » Et c’est tout.
    Je tenterai d’expliquer le lien entre ces deux phrases. Je le ferai à la lumière de la pensée de Thomas d’Aquin, en articulant sa métaphysique et son anthropologie : comment comprendre l’unité de l’être humain, à la lumière de l’identité métaphysique entre l’un et l’étant ?

  • Page de début 355
  • Page de fin 372
  • Catégorie Article
€8.17
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