Revue doctrinale de théologie et philosophie
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Les articles (7)

Voici les articles du fascicule n°2 du tome CVIII de la Revue Thomiste (publiés en 2008).

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  • Résumé

    Les réactions de rejet à l’égard du thomisme depuis le renouveau préconisé par Léon XIII ont ceci de paradoxal qu’elles ont été provoquées par une certaine manière de défendre le thomisme comme une vérité aussi absolue qu’anhistorique. Ainsi ces défenseurs-là du thomisme se sont-ils posés en adversaires de l’exégèse historico-critique ou en adeptes de la conception maurrassienne de la société.

  • Extrait

    J’aborderai la question de l’antithomisme par le biais des réactions de rejet provoquées par une certaine manière de défendre le thomisme et par le biais de la réception du thomisme compromise par quelques-uns de ses défenseurs. Je précise que mon propos se tient dans les limites chronologiques du demi-siècle 1890-1940.

  • Page de début 253
  • Page de fin 280
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Page de début 225
  • Page de fin 228
  • Catégorie Couverture

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  • Page de début 367
  • Page de fin 400
  • Catégorie Recensions
€0.00
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Plus souvent proclamée qu’analysée, la crise que traverse le thomisme dans les années soixante, et qui se répercute tant dans l’air du temps que dans les commissions conciliaires ou dans les écoles de théologie, ne tient pas simplement à l’effritement du « système romain » dont le néo-thomisme était depuis Léon XIII une pièce maîtresse. Sous la pression ambiante d’un « antiphilosophisme » virulent, c’est aussi une crise interne, affectant durablement les relations nouées entre la métaphysique et la théologie, marquant la déstabilisation, au moins momentanée, des relations entre les « trois sagesses ».

  • Extrait

    Au coeur des années soixante, la chose paraît partout entendue, la cause définitivement jugée — et l’on pourrait multiplier ici les citations, venues d’horizons très divers, et d’abord des rangs thomistes euxmêmes, diagnostiquant, d’autorité et sans prendre le soin de beaucoup détailler ni de beaucoup argumenter, « l’échec du renouveau thomiste », « l’avortement du projet néo-thomiste », « l’incontestable et irréparable déclin » de l’École : « On ne sut pas inventer un langage accessible à tous ; une brillante exception, celle du Père Sertillanges » ; « ce jargon scolastique et sauvage pouvait-il trouver sa place dans le concert de la philosophie contemporaine où l’on percevait la mélodie fascinante et irrésistible de Bergson ? on attacha plus d’importance au cliquetis des thèses et aux mécanismes de l’argumentation qu’à la saisie des intuitions », déplorait dans la revue Carmel un lecteur de Maritain, vraisemblablement assez chenu mais bien intentionné. Répondant pour sa part avec plus de vindicte au Paysan de la Garonne, le scotiste Fernand Guimet, aumônier de l’enseignement supérieur, balayait d’un revers de main un siècle de « néo-thomisme protéiforme qui […] a couvert de son noble pavillon les entreprises les plus variées, parfois les plus suspectes. Qu’a-t-il édifié ? Qu’a-t-il construit ? »

  • Page de début 301
  • Page de fin 326
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Gilson s’est trouvé placé au coeur de l’antithomisme. L’antithomisme est l’envers du thomisme authentique qu’il a progressivement professé, ou bien l’opposition à la philosophie chrétienne. Il est aussi celui de Gilson lui-même à l’égard des thomismes tardifs qu’il a combattus. L’antithomisme est donc celui dont il a souffert ou celui qu’il a revendiqué. L’antithomisme est enfin celui qui est né après Gilson, parfois contre lui, celui de notre époque, dont nous avons encore peu de traces écrites.

  • Extrait

    La figure intellectuelle d’Étienne Gilson (1884-1978) intéresse l’antithomisme à deux titres. Le premier est que Gilson est l’un des derniers grands thomistes du xxe siècle, donc proche de nous par ses écrits, projetant ainsi une lumière sur la période qui est la nôtre. Le second est que Gilson, à qui l’Université française doit de tolérer la présence de saint Thomas parmi les philosophes classiques, ne s’est pas luimême déclaré thomiste si facilement : certes il l’a fait avec conviction, mais non sans certaines précautions, « sans inféodation », comme dira de lui le P. de Lubac. C’est assez dire que thomisme et antithomisme vont se trouver mêlés, et cela de diverses façons.

  • Page de début 327
  • Page de fin 366
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    La réapparition de l’antithomisme au XIXe siècle est exactement contemporaine du renouveau thomiste. Elle se produisit même au sein du mouvement scolastique, comme en témoigne le jésuite H. Ramière, farouche adversaire des philosophies modernes mais qui pensait devoir corriger saint Thomas à la lumière des sciences contemporaines, quitte à sacrifier le principe de l’unicité de la forme substantielle. Derrière ce propos typiquement concordiste de Ramière, gît en fait une occultation du degré proprement métaphysique de la doctrine thomiste, comme le lui exposa fermement le séculier H. Sauvé, figure notoire du renouveau thomiste français sous le pontificat de Pie IX.

  • Extrait

    L’antithomisme est une réalité essentiellement relative, évolutive et ambiguë. Relatif, il l’est par rapport au thomisme, qui fait exister l’antithomisme par relation d’opposition. Évolutif, il l’est tout comme le thomisme lui-même, qui n’a cessé de se diversifier au fil des siècles. Ambigu, il rassemble aussi bien les adversaires de la doctrine même de saint Thomas que les adversaires de ceux qui se prétendent disciples de saint Thomas, les antithomistes en appelant souvent des disciples réputés infidèles, par exemple les « néo-thomistes », à la pensée génuine, ou au moins à l’esprit du maître trahi par ses héritiers.

  • Page de début 229
  • Page de fin 252
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    L’encyclique Pascendi (1907) exige des catholiques une adhésion entière aux enseignements de saint Thomas pour mieux lutter contre le modernisme. Cet appel va être diversement entendu par ceux qui revendiquent leur appartenance à l’École : les thomistes les plus belliqueux s’acharnent à dénoncer leurs adversaires ; les thomistes les plus studieux se réjouissent de la poursuite de l’élan léonin ; les thomistes les plus aventureux se proposent de réformer l’enseignement des sciences sacrées. Ces réactions, dans ce qu’elles ont eu d’excessif, ont contribué à nourrir l’antithomisme catholique contemporain.

  • Extrait

    L’ année 1907 marque un tournant dans l’histoire de la crise moderniste. Depuis le début du pontificat de Pie X, en 1903, les polémiques n’ont cessé d’enfler autour du loisysme. Dans leur sillage, les mises à l’Index se succèdent. Ces mesures sévères restent cependant d’ordre disciplinaire. En 1907, Rome parle trois fois solennellement et apporte un jugement doctrinal et une réponse cohérente à la crise qui secoue l’Église. Dans l’allocution qu’il prononce en remettant la barrette aux nouveaux cardinaux, le 17 avril 1907, le pape évoque l’amertume et l’angoisse qui le saisissent « en présence de cet assaut, qui ne constitue pas une hérésie mais le résumé et le poison de toutes les hérésies, qui tend à saper les fondements de la foi et à anéantir le christianisme ». Moins de trois mois plus tard, le décret du Saint-Office Lamentabili (3 juillet 1907) recense soixante-cinq propositions condamnables tirées d’écrits modernistes. Enfin, le 8 septembre 1907, Pie X promulgue l’encyclique Pascendi Dominici gregis.

  • Page de début 281
  • Page de fin 300
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Aux sources de l’antithomisme contemporain
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(TTC - TVA à 2.1%)