Revue doctrinale de théologie et philosophie
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Les articles (8)

Voici les articles du fascicule n°4 du tome CIX de la Revue Thomiste (publiés en 2009).

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  • Résumé

    Le récent document de la Commission théologique internationale sur la loi naturelle entend présenter un nouveau regard sur celle-ci, aidant à « la recherche d’une éthique universelle ». Si de prime abord la continuité avec la doctrine classique apparaît au premier plan, un regard plus affiné ne manquera pas de reconnaître et de saluer une attention au contexte contemporain de sa présentation : échanges entre cultures et entre religions, mais aussi relativisme et subjectivisme postmodernes. Largement tributaire de la théologie de saint Thomas, le texte marque aussi de nouvelles accentuations intéressantes. Il présente quelques limites, notamment dans sa capacité ou sa volonté d’entrer en débat avec les objections contemporaines. Il reste cependant une bonne base de réflexion et on souhaite qu’il fasse fructifier les réflexions théologiques sur ce thème (actives surtout en aire anglophone).

  • Extrait

    Le document de la Commission théologique internationale (CTI), intitulé À la recherche d’une éthique universelle, Nouveau regard sur la loi naturelle, a été publié en 2009. Il avait été voté par la CTI le 1er décembre 2008 et sa publication avait été autorisée par le Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi le 27 mars 2009. Dans l’annexe de l’édition française, le fr. Serge-Thomas Bonino, o.p., qui a présidé la sous-commission en charge de ce thème, en explique la genèse et en donne d’utiles clés de lecture. Il importe de bien situer le statut d’un tel texte, produit par un collège de théologiens nommés par le Siège apostolique et dont les travaux obéissent à un cahier des charges fixé par celui-ci. La CTI constitue une aide au Magistère ecclésial, fournie par des théologiens en quelque manière choisis par lui. Les documents qui en proviennent ne sont donc à considérer ni comme une oeuvre théologique autonome et spontanée, ni comme des textes à proprement parler magistériels : l’approbation de l’autorité du Saint-Siège dont ils jouissent constitue une garantie de conformité à l’enseignement constant de l’Église mais non l’indice certain d’une expression optimale. Malgré les efforts de « lissage » rédactionnel, l’aspect composite reste souvent sensible, celui-ci ne manquant pas même à des documents conciliaires relevant d’un Magistère divinement assisté. Il est donc bien licite d’en faire une lecture théologique critique, au noble sens de cet adjectif, en en saluant les apports et en marquant les limites.

  • Page de début 639
  • Page de fin 646
  • Catégorie Etude
  • Sous-titre Nouveau regard sur la loi naturelle
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Dans son livre Jesus and the God of Israel, Richard Bauckham met en évidence les procédés théologiques guidant l’exégèse des premiers chrétiens, qui inséraient le Christ à l’intérieur de la confession juive au Dieu Unique. Cette manière de faire était rendue possible par la physionomie particulière du monothéisme du second Temple. La présente étude montre le rôle structurant des notions d’action divine et de relation dans l’établissement d’un authentique monothéisme trinitaire.

  • Extrait

    En 1998, Richard Bauckham, professeur de Nouveau Testament à l’université de Saint-André en Écosse, faisait paraître un livre aux dimensions modestes intitulé God Crucified, Monotheism and Christology in the New Testament (Dieu crucifié, Monothéisme et christologie dans le Nouveau Testament). Il apportait une pierre consistante aux recherches, alors en plein renouveau, sur les relations entre le monothéisme du second Temple et la naissance du christianisme. Proche d’un Larry Hurtado — dont la Somme sur la dévotion au Christ dans les premiers siècles a été récemment traduite —, R. Bauckham se distinguait par une approche théologique des textes bibliques : « Je suis réticent, écrit-il, à l’idée de laisser simplement l’histoire et la théologie suivre leur chemin séparément. »

  • Page de début 647
  • Page de fin 658
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Quelques scholies théologiques à propos d’un livre de R. Bauckham
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Lumen gentium à la suite de Pie XII situe la relation entre le sacerdoce ministériel et le sacerdoce baptismal par une formule devenue classique : les deux sacerdoces participés de celui du Christ diffèrent non seulement par degré mais par essence. L’étude propose une compréhension de cette double différence d’abord dans le cadre de la célébration eucharistique qui est son contexte immédiat. Est proposé ensuite un élargissement de cette doctrine aux fonctions de prêcher et de régir. Finalement, cette distinction de degré et d’essence peut être exposée en termes ecclésiologiques pour mieux manifester le mystère de l’Église engagé dans la double médiation descendante et ascendante par laquelle le salut s’accomplit.

  • Extrait

    Vatican II énonce la différence des deux sacerdoces participés de celui du Christ, le sacerdoce baptismal et le sacerdoce ministériel, de la façon suivante :
    Le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel ou hiérarchique, bien qu’ils diffèrent par l’essence et non seulement par le degré, sont cependant ordonnés l’un à l’autre : l’un et l’autre, en effet, chacun selon son mode propre, participent de l’unique sacerdoce du Christ.
    Comment comprendre la formule selon laquelle les deux sacerdoces diffèrent essentia et non gradu tantum ? Faut-il l’entendre d’une seule différence d’essence, la différence de degré n’étant pas suffisante, ou bien faut-il l’entendre comme exprimant une différence et d’essence et de degré ?

  • Page de début 621
  • Page de fin 638
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Dans la Dispute métaphysique L, Suárez examine, à partir d’un débat avec Aristote et saint Augustin, le rapport ontologique pouvant être établi entre la durée et l’existence. Cette réflexion a pour conséquence d’ouvrir le champ de la métaphysique à une interrogation d’ordre anthropo-théologique sur le corps, la vie et la mort. L’être que nous sommes est dans la réalité sensible identique à la durée qu’il manifeste par le simple fait de perdurer dans l’être. La conception suarézienne de la durée confirme le principe métaphysique selon lequel tout étant existe actuellement par le fait d’être individuel et singulier. Ainsi, l’aptitude à être qualifiant l’étant réel apparaît sous la modalité du possible, ce qui n’est pas dans son oeuvre sans conséquences du point de vue politique et historique.

  • Extrait

    Dans l’avant-propos de la Dispute métaphysique L consacrée à la question de la durée des choses, Suárez insiste d’entrée de jeu sur le caractère lacunaire de l’interprétation aristotélicienne, au livre IV de la Physique, du prédicat « quand » sommairement identifié au fait « d’être dans le temps », et non susceptible de rendre compte du temps comme expérience ontologique de la durée. Afin de remédier à ces déficiences, il convient selon le Doctor eximius d’adopter un point de vue à prétention universelle, en examinant les durées spécifiques de l’ensemble des choses pour déterminer si le prédicat « quand » est substantiel ou accidentel et dans quelle mesure il constitue un genre spécifique de certains étants. Deux axes principaux de réflexion sur lesquels nous désirerions insister se dessinent pour répondre aux exigences de cette recherche : la détermination de l’essence de la durée, et la constitution d’une ontologie du temps qui n’est pas sans incidences sur les thèses anthropologiques du Tractatus de anima et la compréhension du vivant qui est mise en oeuvre, ainsi que sur les thèses politiques du De legibus et la conception du temps historique qu’il élabore.

  • Page de début 589
  • Page de fin 620
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Le but de cet article est de caractériser la notion de loi telle qu’elle apparaît dans les manuels de théologie morale et de philosophie morale en usage juste avant le concile Vatican II. Tout d’abord, la moitié des manuels étudiés interprète l’ordinatio rationis de la définition thomasienne comme un commandement de la volonté, et seulement un quart comme une disposition et commandement de la raison, et ce de façon souvent superficielle. En outre, une bonne partie des auteurs réduit la portée de la définition thomasienne à la loi morale ou humaine, et la complète avec une notion inspirée des lois physiques, présentant ainsi une version incohérente et extrinséciste de la conception thomasienne. En réalité, la conception thomasienne de la loi repose sur un double emploi de l’analogie. D’une part la loi au sens propre se trouve pleinement réalisée dans la loi éternelle et de façon participée dans la loi naturelle, humaine et divine. D’autre part la loi est située au sens propre dans la raison du législateur et de façon dérivée dans les êtres qui sont soumis à cette loi.

  • Extrait

    Notre propos est de caractériser la notion de loi au sens générique, et surtout dans son aspect d’ordinatio rationis, telle qu’elle apparaît dans les manuels de théologie morale et de philosophie morale en usage juste avant le concile Vatican II à la lumière des questions 90-97 de la Ia-IIae de la Summa theologiae, auxquelles en général ces manuels se réfèrent. Nous commencerons par analyser la notion thomasienne (1). Puis nous étudierons un certain nombre de manuels après les avoir répartis par affinité (2). Enfin nous tirerons de cette étude une synthèse générale (3).

  • Page de début 531
  • Page de fin 588
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Page de début 529
  • Page de fin 530
  • Catégorie Page de garde

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  • Page de début 659
  • Page de fin 694
  • Catégorie Recensions
€0.00
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Page de début 695
  • Page de fin 704
  • Catégorie Table des matières