Revue doctrinale de théologie et philosophie
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Les articles (7)

Voici les articles du fascicule n°2 du tome CIX de la Revue Thomiste (publiés en 2009).

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  • Résumé

    Depuis la parution, voici 150 ans, du maître livre de Charles Darwin, la théorie de l’évolution n’a cessé d’être confirmée au travers de tous ses remaniements et approfondissements ; elle donne une explication scientifique de l’unité et de la diversité des vivants et place l’humanité dans le grand arbre qui en retrace l’histoire. Prenant acte de cet acquis désormais incontestable, la présente étude aborde la question de la détermination du propre de l’homme. La lecture critique des ouvrages consacrés à ce thème introduit à un renouveau de l’emploi de la notion d’âme humaine et invite à réfléchir sur sa création spéciale par Dieu.

  • Extrait

    La théorie de l’évolution donne une explication de l’unité et de la diversité des vivants. Elle se construit à partir de faits interprétés selon les principes de la méthode scientifique, c’est-à-dire l’objectivité (l’observation et la mesure ne sont pas influencées par les convictions personnelles de celui qui les fait), la classification (la mise en série des résultats et leur comparaison pour déterminer un classement) et l’universalité des lois de la nature (valables en tous lieux et en tous temps). Pour ce qui relève de la rencontre entre science et foi, deux autres principes jouent un rôle important. Le premier est que l’humanité ne doit pas être séparée des autres vivants et qu’elle relève de l’étude scientifique ; le second est qu’il ne faut pas faire appel à une explication qui sorte de l’ordre requis par la méthode scientifique.

  • Page de début 253
  • Page de fin 308
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Notes de lecture sur la question de la place de l'humanité dans le monde des vivants
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    La thèse aristotélicienne de la convertibilité de l’être et de l’unité vaut si l’on regarde l’être de la substance concrète non pas comme une composition de couches, de parties ou de séquences, mais sous l’angle de sa forme comme acte. Si l’οὐσία identifiée à la forme est comprise comme ἐνέργεια et ἐντελέχεια, la question de son unité avec le corps et les étapes de sa vie ne se pose plus. Car les deux, l’acte et la puissance, sont la même chose, de manière différente. Et de même que c’est par un seul acte que Socrate est identique à tous ses états changeants, de même c’est par l’unique ἐνέργεια de l’âme que Socrate est animal en tant qu’il est homme et homme en tant qu’il est individu.

  • Extrait

    Dans la première partie de cet article, nous avons vu que pour Aristote l’οὐσία s’identifie à la forme substantielle représentée par la différence spécifique qui désigne à elle seule la plénitude des déterminations générique et spécifique de l’objet. Par cette interprétation tout à fait originale de la définition, Aristote prépare le chemin pour comprendre l’οὐσία et la forme non plus comme une partie du tout, et donc comme une chose, mais comme le seul principe d’être et de vie de l’étant. En Métaphysique, VII, il exclut les accidents et la matière de la définition de l’οὐσία dans le but d’obtenir un principe vraiment immatériel. C’est seulement si la forme ne comporte aucune composition ou dualité qu’elle est en mesure de pénétrer son substrat matériel, de s’identifier complètement à lui et de former avec lui une unité originelle.

  • Page de début 195
  • Page de fin 218
  • Catégorie Article
  • Sous-titre À propos de la théorie de la substance chez Aristote
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    La conception du verbe intérieur se trouve au coeur de la genèse de l’acte humain. La double relativité du verbe intérieur à la personne qui le conçoit et à la chose connue explique le caractère à la fois personnel et objectif de l’acte humain. Par la vérité de son verbe intérieur, l’agent humain peut laisser fructifier dans ses oeuvres un rayon de la vérité créatrice de Dieu, et ainsi accéder à une authentique créativité dans la vérité.

  • Extrait

    L’emploi de la notion de créativité en théologie morale suscite parfois une certaine méfiance. Pourtant, la personne a en elle, avec le libre arbitre, un « principe de nouveauté » et donc de créativité. Les Pères grecs caractérisent le plus souvent le sujet libre par le terme autexousion ; l’Aquinate dit qu’il « a le pouvoir en soi-même (per se potestativum) », qu’il est « principe » de ses propres actes et possède sur eux une « maîtrise (dominium) ». Il arrive aux thomistes contemporains d’utiliser des expressions beaucoup plus fortes. Servais Pinckaers caractérise l’homme comme « un être capable de produire son action par lui-même, de tirer de soi, d’inventer et de créer, en quelque façon, son agir et sa perfection ». Jacques Maritain souligne « l’importance en quelque sorte créatrice de l’acte moral » et le qualifie d’« acte que la liberté du sujet fera surgir dans l’existence ». Quant à Georges Cottier, il dit au sujet des actes humains que « derrière la contingence nous pouvons voir non seulement la singularité des actes que notre libre choix fait surgir à l’existence, mais aussi la personne dans son unicité qui est la source de ces actes ». S. Pinckaers fait observer que le rapport d’une oeuvre bonne à l’agent humain est d’une certaine manière analogue à celui de la création au Créateur : « Remarquons enfin la richesse de sens de l’adjectif “bon” dans l’emploi de saint Thomas. Il indique la perfection et la plénitude, rejoignant, en somme, le langage de la Genèse où il est dit que Dieu déclara bonnes et très bonnes, les oeuvres qu’il avait accomplies. »

  • Page de début 179
  • Page de fin 194
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Les relations entre le Christ et la loi éclairent tant le mystère du Christ que la notion de loi divine dans la Somme de théologie. Un regard synthétique sur le traité du Christ et sur le traité de la loi dévoile leur relation essentielle. L’examen de cette connexion, objet de cette étude qui se veut d’abord christologique, permet de mieux appréhender la manière dont saint Thomas comprend le rôle du Christ et de la loi divine dans l’histoire du Salut.

  • Extrait

    Jésus-Christ est la fin de la Loi. Saint Paul dans l’épître aux Romains place le Christ dans un rapport essentiel avec la Loi : « Car la fin de la Loi, c’est le Christ pour la justification de tout croyant » (Rm 10, 4). Pour saint Paul, le Christ était le terme auquel la loi de Moïse devait amener ceux qui la pratiquaient. Il était aussi celui qui attirait à lui ceux qui observaient la loi sans le connaître mais en l’espérant obscurément. La loi ancienne et le Christ sont dans la théologie paulinienne dans un rapport de disposition à réalisation. Le Christ a aboli la loi ancienne pour nous faire entrer dans un âge et un régime nouveaux de l’histoire sainte. C’est ce que saint Thomas d’Aquin explique quand il commente ce verset de l’épître aux Romains en disant que « le Christ est la fin de la Loi, c’est-à-dire celui auquel la Loi tout entière est ordonnée ». Cet ordre entre le Christ et la loi divine mérite d’être examiné avec l’aide de saint Thomas.

  • Page de début 219
  • Page de fin 252
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Page de début 177
  • Page de fin 178
  • Catégorie Couverture

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  • Page de début 317
  • Page de fin 338
  • Catégorie Recensions

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  • Résumé

    Cette étude présente la nouvelle traduction annotée de l’Abrégé de théologie (Compendium theologiae) de saint Thomas d’Aquin par le P. Jean-Pierre Torrell. Il s’agit de la première traduction française effectuée sur le texte de l’édition critique. L’ouvrage du P. Torrell offre un triple intérêt. Il dégage tout d’abord la valeur propre au Compendium comme synthèse théologique et contribue aux recherches sur sa date de rédaction, toujours incertaine. Il en propose ensuite une excellente traduction. Par son annotation, il en facilite enfin la compréhension mais introduit aussi le lecteur à l’ensemble de la théologie du Docteur commun, et par elle à une intelligence savoureuse de la foi chrétienne.

  • Extrait

    Dans la belle collection que les éditions du Cerf consacrent depuis plusieurs années aux traductions des oeuvres de saint Thomas d’Aquin, l’infatigable Père Jean-Pierre Torrell met à notre disposition une nouvelle traduction française du Compendium theologiae. Mais il ne s’est pas limité à une simple traduction, et son ouvrage présente au moins trois intérêts majeurs qui en font d’ores et déjà un travail de référence et un précieux instrument pour introduire le lecteur francophone à la théologie du Docteur commun de l’Église, et par elle, à une intelligence savoureuse de la foi chrétienne.

  • Page de début 309
  • Page de fin 316
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)