Revue doctrinale de théologie et philosophie
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Les articles (7)

Voici les articles du fascicule n°3 du tome CV de la Revue Thomiste (publiés en 2005).

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  • Résumé

    L'encyclique Veritatis splendor offre de très utiles précisions sur le concept d'objet de l'acte moral, point de cristallisation des nombreux débats qui agitent la théologie morale depuis plusieurs décennies. Ces clarifications déterminantes, et trop souvent ignorées, mettent en lumière la cohérence profonde de l'enseignement sur les actes intrinsèquement mauvais, et constituent une objection imparable aux argumentations proportionnalistes et conséquentialistes, ce que manifeste l'examen de l'abondante littérature qu'il a suscitée dans les mois qui ont suivi la publication de l'encyclique. Cet apport, qui se réfère à l'enseignement de saint Thomas d'Aquin tout en dépassant les discussions entre écoles, trouve sa pleine fécondité lorsqu'il est reçu au sein d'une éthique des vertus.

  • Page de début 355
  • Page de fin 394
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Le livre du cardinal Lustiger, La Promesse (2002), a étonné par son enseignement sur le rapport entre christianisme et Israël. Déjà la parole de Jean-Paul II sur l’Alliance entre Dieu et Israël « jamais dénoncée » avait surpris. La présente étude porte sur l’enracinement de ces enseignements dans la Tradition profonde de l’Église.

  • Extrait

    La récente parution d’une traduction française du Marcion d’Adolf  von Harnack — un maître en matière d’histoire du christianisme primitif — incite à remettre sur le chantier un problème qui s’est posé aux chrétiens depuis qu’ils existent, et qui se pose à eux encore actuellement : à savoir leur relation à l’Ancien Testament et au peuple qui s’en
    réclame directement encore aujourd’hui, le peuple juif. Le problème a accompagné le christianisme tout au long de son histoire.
    Il continue à se poser au XXIe siècle. Les réactions passionnées suscitées par le livre du cardinal Jean-Marie Lustiger, La Promesse (2002), l’illustrent amplement. L’Église « ne peut subsister comme Église que dans le mystère de la grâce faite à Israël », lit-on au début du livre. « Dans ce mystère les païens doivent reconnaître un don qui leur est fait gratuitement ». « Le chemin que devront faire les païens, c’est précisément de venir à Jérusalem pour accueillir ce Messie dans cette histoire ». Or il s’agit de l’histoire d’Israël : en Jésus « la promesse faite à Israël s’accomplit », d’où le titre du livre. Le baptême, du fait qu’il incorpore le baptisé au Christ, est également « une incorporation à Israël ». Aussi « le mystère d’Israël, c’est indissolublement le mystère des chrétiens ». Le cardinal met les chrétiens en garde contre une tentation qui les guette actuellement : ne voir dans les Saintes Écritures d’Israël qu’un simple « substrat culturel », auquel les divers peuples évangélisés à travers le substitueront tout normalement leur propre substrat culturel, riche parfois d’écrits très anciens, comme en Inde par exemple.

  • Page de début 473
  • Page de fin 506
  • Catégorie Etude
€5.11
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  • Résumé

    La question des noms divins chez saint Thomas gagne à être abordée à la lumière de ses sources, notamment médiévales, afin de comprendre chaque auteur en vertu d’un fond commun mais aussi par différenciation. Pierre Lombard et les décisions de 1241 se présentent tout d’abord ; Alexandre de Halès est ensuite envisagé. Le Bonaventure et l’Albert le Grand des Sentences seront l’objet d’un prochain article.

  • Extrait

    Le Dieu nommé, chez Thomas d’Aquin mais aussi chez la plupart de ceux qui se trouvent embarqués avec lui au XIIIe siècle, est-il celui de la philosophie ou bien celui de la théologie ? Est-il nommé proprement ou improprement ? Le processus de nomination comporte-t-il une part de négation importante ou bien négligeable, voire ornementale ? La négation est-elle de plus en plus présente et répartie selon des familles d’esprit ?
    Sont considérés ici comme prédécesseurs de Thomas ceux dont les oeuvres, le précédant de peu, tapissent son paysage intellectuel, et en regard desquelles il a dû se déterminer (Pierre Lombard comme matrice, Alexandre de Halès, Bonaventure, Albert le Grand). Les Sentences sont le passage obligé des jeunes théologiens, elles mettent les auteurs à égalité pour traiter des problèmes. Identique est le texte commenté, semblable l’âge auquel les auteurs s’investissent dans leur commentaire. Le fonds commun est évident, les différences criantes. Il a donc semblé utile à la compréhension de Thomas d’Aquin mais aussi de chacun d’eux d’examiner quelques-uns des Commentaires des Sentences (et des textes qui les complètent) de cette génération.
    Les auteurs sont choisis en raison de leur illustration, et aussi de l’influence qu’ils ont pu exercer sur Thomas. Il a fallu cependant se limiter

  • Page de début 411
  • Page de fin 434
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Les sources de saint Thomas au XIIIe siècle
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Page de début 353
  • Page de fin 354
  • Catégorie Page de garde

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  • Page de début 507
  • Page de fin 528
  • Catégorie Recensions

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  • Résumé

    À l’opposé des jugements péremptoires de jadis, selon lesquels saint Thomas d’Aquin serait un penseur intemporel qui n’aurait eu à l’égard de l’histoire qu’une indifférence prodigieuse, cette étude montre, textes à l’appui, qu’il possédait au contraire un ensemble de qualités scientifiques et d’attitudes spontanées qui doivent se trouver chez tout bon historien. Plus profondément, il avait un sens aigu de l’historicité intrinsèque de la réalité humaine, et cette approche anthropologique colore de part en part sa pratique des sources et son herméneutique des documents anciens.

  • Extrait

    Le titre très général donné à cette étude évoque une matière beaucoup trop vaste pour un simple article. Le sous-titre vise donc à préciser le sujet et à souligner d’emblée les limites de ce travail. Ce n’est guère plus qu’un premier défrichage qui laisse ouvertes beaucoup de pistes qu’il faudra encore prolonger. Ceci étant, notre propos sera réparti selon deux grands volets d’importance presque égale. Le premier commencera par un bref status quaestionis destiné à rappeler les principales études qui ont tenté de répondre à la question de savoir si le Maître d’Aquin avait une conception générale — philosophique ou théologique — de l’histoire et de son sens. Cette première approche n’a rien de très personnel, mais elle me semble éclairante. Suivant la recommandation bien connue d’Aristote, qui s’applique de manière privilégiée à l’histoire des idées, « à considérer les choses dans leur genèse, on en obtient une parfaite intelligence ». On pourra mieux apprécier alors les résultats de l’enquête qui suivra ce status quaestionis et qui montre qu’effectivement saint Thomas avait un sens très aigu de l’historicité de la réalité humaine. Le propos de la deuxième partie est à la fois plus terre à terre et plus ambitieux : plus prosaïque, car plus que des idées générales je voudrais rappeler ou faire connaître quelques faits ; plus ambitieux, car je me propose de montrer que Thomas d’Aquin avait au moins en germe — ou à l’état rudimentaire si l’on veut — un ensemble de qualités scientifiques ou d’attitudes spontanées qu’on devrait retrouver chez tout bon historien. Ces qualités, il les a mises en oeuvre avec constance et perspicacité chaque fois que cela s’est révélé nécessaire — dans la mesure évidemment limitée où le lui permettait sa documentation.

  • Page de début 355
  • Page de fin 410
  • Catégorie Article
  • Sous-titre État de la question et pistes de recherches
€5.11
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  • Résumé

    Les articles 4 et 5 de IIIa, q. 83 constituent une véritable expositio missae, sorte de catéchèse mystagogique de l’Occident. Thomas y procède à une analyse complexe des prières et des rites de la messe, parfois littérale, souvent allégorique. Son commentaire est celui d’un théologien scolastique soucieux de systématisation. S’il a tendance à définir la messe par l’acte consécratoire substantiel, toutefois il ne néglige pas les prières de l’Église et les rites solennels qui préparent et entourent la consécration, ni ceux liés à la réception du sacrement. Cet intérêt de l’Angélique pour les actions liturgiques de l’Église peut nourrir une réflexion théologique sur la liturgie et contribuer aujourd’hui à une nécessaire revalorisation de la ritualité chrétienne — ritualité uniment marquée par la mémoire de la Croix et la célébration glorieuse du Royaume.

  • Extrait

    Dans une première partie de cet article, nous avons établi que les articles 4 et 5 de la question 83 de la IIIa Pars ressortissent au genre de l’expositio missae médiévale. Nous avons en outre identifié le rite liturgique commenté, énoncé le plan qu’en donne saint Thomas et dégagé quelques règles liturgiques générales et préliminaires. Nous en venons ici au commentaire des prières et des rites selon l’ordre de la célébration de la messe romaine.

  • Page de début 435
  • Page de fin 472
  • Catégorie Article
  • Sous-titre L'expositio missae de la Somme de théologie (IIIª, q. 83, a. 4-5)
€5.11
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