Revue doctrinale de théologie et philosophie
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La revue thomiste

La revue thomiste (4142)

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  • Résumé Cet article poursuit deux objectifs étroitement liés. Le premier est de présenter la théologie trinitaire de Wolfhart Pannenberg en faisant ressortir ce qui lui confère sa force et son originalité. Le second est d’aider au dialogue avec Pannenberg et avec la tradition à laquelle il appartient, celle née en Allemagne après le choc déiste du XVIIIe siècle. Dans cette perspective, il est proposé de prêter attention à la manière de pratiquer la théologie trinitaire. La théologie nicéenne pratique l’exercice spirituel, la théologie de Pannenberg pratique le vertige de l’intelligence. Le vertige promu par ce dernier est celui de l’infini du mystère trinitaire, mais il reflète plus profondément une recherche nostalgique de la perfection de l’acte en Dieu et des moyens de la signifier.
  • Extrait Qui se laisse entraîner dans la Théologie systématique de Wolfhart Pannenberg en portant attention à son enseignement trinitaire est rapidement envahi par le vertige : tout est trinitaire. Pas seulement parce que toute partie de la théologie du professeur munichois est enracinée dans le mystère des personnes divines — on ne saurait s’en étonner s’agissant d’un exposé chrétien de la foi — mais parce que toute partie de la théologie n’est qu’une partie du déploiement du mystère de la Trinité. Dire que tout dépend de la Trinité n’est pas assez, "C’est la Trinité qui est de quelque manière ce tout et n’est connue que dans ce tout : Sous le signe de l’unité de la Trinité immanente et de la Trinité économique, tout le reste de la dogmatique, la création, la christologie, la réconciliation, l’ecclésiologie et l’eschatologie, tout cela appartient au développement de la doctrine de la Trinité. Inversement, la doctrine trinitaire est une précompréhension de l’ensemble du contenu de la dogmatique chrétienne" (Wolfhart Pannenberg, Théologie systématique, I).
  • Page de début 75
  • Page de fin 112
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Que cherche la théologie trinitaire de W. Pannenberg ?
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé W. Pannenberg ouvre sa Théologie systématique par un chapitre consacré à la nature de la théologie ou « dogmatique » telle qu’il entend la mettre en œuvre tout au long de son ouvrage. La thèse qu’il défend y est méthodiquement défendue : alors que pendant longtemps la théologie croyait pouvoir s’appuyer sur la certitude préalable de la vérité de la doctrine chrétienne pour en proposer une exposition ou explication, Pannenberg assigne à la dogmatique, en dehors de toute certitude a priori, la tâche de prouver la vérité même de la doctrine révélée, en démontrant la cohérence de ses affirmations, leur adéquation aux données de l’Écriture et de la tradition dogmatique, ainsi que leur correspondance avec la connaissance du monde et de l’homme que fournissent les sciences contemporaines. L’intérêt et la rigueur d’un tel programme ne cachent cependant pas l’occultation du propos spécifique d’« intelligence de la foi » qui caractérise l’histoire de la théologie chrétienne depuis ses origines, et l’on peut s’interroger sur le risque de découplage entre la certitude subjective du croyant, antérieure à la démarche théologique, et la certitude objective de la foi qui semble dépendre de celle-ci.
  • Extrait Au seuil de sa Théologie systématique, Wolfhart Pannenberg consacre son premier chapitre à élucider la nature et le propos de la démarche théologique qu’il entend déployer dans cet ouvrage. Il s’agit d’une approche programmatique concernant la théologie dogmatique elle-même : que doit-elle viser et à quelles conditions peut-elle y parvenir ? Au milieu du XIIIe siècle, les théologiens se divisaient quant au contenu des questions liminaires de leurs commentaires des Sentences ou de leurs sommes. Les uns, comme Bonaventure dans le prologue de son Commentaire des Sentences, choisissaient de traiter de la discipline théologique telle qu’eux-mêmes, à la suite du Lombard, allaient la mettre en œuvre. D’autres, comme Thomas d’Aquin, préféraient étudier d’un point de vue formel la nature de l’objet de la théologie, à savoir la doctrine révélée ou sacra doctrina, avant d’en exposer la matière dans le corps de leur ouvrage. En bref, de quoi convient-il de parler en entrant en théologie : de la théologie ou de la Parole de Dieu ?
  • Page de début 45
  • Page de fin 73
  • Catégorie Article
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé Pannenberg a mis au point, entre son Esquisse d’une christologie de 1964 et sa Théologie systématique de 1991, une théologie du salut et de la rédemption qui est peu fréquentée, à tort, car elle se révèle d’une grande richesse, malgré quelques indéniables limites. Quoique trop dépendant d’un certain état de l’exégèse historico-critique, il élabore une sotériologie, de facture traditionnelle et protestante, solidement repensée où certains concepts clés, investis avec profondeur, intéressent de près le théologien catholique : représentation, substitution, expiation, libération, réconciliation, œuvre trinitaire de Dieu. Nous tâchons d’en élucider le sens et la portée chez Pannenberg. Nous y avons ajouté une note concernant la christologie (d’en bas) de Jésus que sa théologie du salut suppose.
  • Extrait Il y a presque trente ans de distance entre l’Esquisse d’une christologie (Grundzüge der Christologie) de 1964 et le deuxième tome de la Théologie systématique (Systematische Theologie) en 1991. La récente traduction française de sa théologie systématique contribue à faire mieux connaître Wolfhart Pannenberg. Or, en France, il est moins connu que le théologien réformé Jürgen Moltmann (né en 1926), alors qu’il est son exact contemporain (1928-2014). Pannenberg a dû attendre 2008 pour que le premier tome de sa systématique (1988) soit enfin traduit à l’initiative du P. Olivier Riaudel. Une récente thèse de Xavier Gué (2016), la première en français, a entrepris un bilan de l’œuvre christologique du théologien de Munich afin d’en évaluer la cohérence et la pertinence, à l’orée de ce nouvel âge de la postmodernité dans lequel, selon les sociologues,nous serions entrés. Cet aspect ne manque pas d’intérêt, mais pour notre part, et quoi qu’il en soit de la théologie postmoderne après le moment de la déconstruction, nous préférons proposer une évaluation de la sotériologie pannenbergienne. Il s’agit, à partir de l’événement proleptique de la Résurrection de Jésus, qui est l’événement historique déterminant pour la raison et pour la foi, de dégager la vérité et l’intelligibilité de l’affirmation Jésus est le Fils de Dieu Sauveur. Il est Dieu en sa filiation et distinct de Dieu en son autodistinction économique et éternelle. À partir de cette reconnaissance, il est dit sauveur de tous les hommes.
  • Page de début 9
  • Page de fin 43
  • Catégorie Article
  • Sous-titre De l'Esquisse d'une christologie à la Théologie systématique
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Page de début 5
  • Page de fin 8
  • Catégorie Avant-propos

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  • Page de début 0
  • Page de fin 0
  • Catégorie Couverture

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  • Page de début 697
  • Page de fin 704
  • Catégorie Table des matières

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  • Résumé

    Recensions de :

    The Oxford  Handbook  of  the  Trinity, Edited by Gilles Emery, o.p. and Matthew Levering, New York, Oxford University Press, 2011, 1 vol. de xvi-632 p.

    Bertrand  Méheust,  Jésus  thaumaturge, Enquête sur l’homme et ses miracles, Paris, InterEditions, 2015, 1 vol. de xii-380 p.

    Michael Philip Penn, Envisioning Islam, Syriac Christians and the Early Muslim World, « Divinations : Rereading Late Ancient  Religion », Philadelphia, University of Pensylvania Press, 2015, 1 vol. de 304 p.

    An Anthology of Syriac Writers from Qatar in the Seventh Century, Edited by Mario Kozah,  Abdulrahim  Abu-Husayn,  Saif Shaheen  Al-Murikhi,  Haya  Al  Thani, « Gorgias Eastern Christian Studies, 39 », Piscataway (NJ), Gorgias Press, 2015, 1 vol. de xvi-718 p.

    Bar Hebraeus, The Ecclesiastical Chronicle, An English Translation, Translated by David Wilmshurst, « Gorgias Eastern Christian Studies, 40 », Piscataway (NJ), Gorgias Press, 2016, 1 vol. de xl-554 p.

    Jeanne-Nicole Mellon Saint-Laurent, Missionary Stories and the Formation of the Syriac Churches,  « Transformation of the Classical Heritage, 55 », Oakland, University of California Press, 2015, 1 vol. de xii-210p. + 1 carte.

  • Page de début 683
  • Page de fin 696
  • Catégorie Recensions

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  • Résumé

    Ce bulletin « Théologie et sciences (II) » prolonge l’analyse des fondements des travaux publiés dans les neurosciences. Elle en dit les sources métaphysiques et montre que la notion d’anima présentée par saint Thomas d’Aquin permet d’assumer les résultats scientifiques dans une anthropologie ouverte sur la Révélation.

  • Extrait

    Les neurosciences sont devenues un paradigme pour les sciences humaines, comme l’atteste le fait que « neuro » est utilisé comme préfixe de diverses disciplines avec l’intention de leur donner un label de qualité.En matière de pédagogie, la perspective classique issue des travaux de Piaget sur la formation de l’intelligence et fondatrice de la pédagogie a été enrichie de l’apport des neurosciences. On parle donc de « neuro-pédagogie cognitive ». Le fondement est que la mémoire et l’apprentissage passent par le cerveau. Il est clair en effet que certains troubles d’apprentissage (comme la dyslexie ou le déficit d’attention) ont des bases neuronales. La «  neuro-pédagogie » est utilisée pour fonder une « science de l’éducation » ; de même en psychologie. Il existe aussi une « neuro-psychanalyse ». Le terme désigne un courant de la psychanalyse nord-américaine (fort différente de la psychanalyse en France) qui s’est enraciné dans l’étude des émotions pour accéder à l’« inconscient ». Cette école s’enracine dans les travaux parisiens du jeune docteur Sigmund Freud étudiant les mécanismes neuronaux avant de s’attacher à traiter des maladies de l’âme (psychè en grec, Selle en allemand) par des moyens différents de la pratique médicale habituelle. Des écoles de psychanalyse se sont fondées avec le souci d’assumer les résultats des neurosciences. Pour l’action humaine, il y a également une « neuro-éthique », qui répond à trois champs. D’abord, étudier les bases neurologiques de l’éthique en répondant aux questions comme : quelle est la base cérébrale spécifique des « comportements moraux » (empathie, altruisme…) ; ensuite, explorer les conséquences des neurosciences : usage des médicaments non seulement pour traiter des états dépressifs mais comme amélioration des performances ou pour provoquer des types d’émotions ; et enfin, étudier les manipulations des foules ou des groupes. Dans ce cadre, il existe aussi une « neuro-économie » ; elle consiste à mettre au service du marché les ressources des neurosciences pour l’étude des motivations, des prises de décision ou de mise en pratique des choix dans le champ de l’économie. Les neurosciences sont utilisées à la fois pour connaître les effets émotionnels et les rationalités impliqués dans les comportements de la consommation. Il existe enfin une « neuro-théologie ». Celle-ci se fonde sur l’observation du cerveau des personnes en train de pratiquer la méditation dans un contexte religieux (moine bouddhiste ou religieuse contemplative) et d’observer l’activité  cérébrale avec même l’ambition de saisir les phénomènes comme l’extase mystique. L’utilisation des résultats a été immédiatement apologétique et reprise par les mouvements charismatiques : il existe une zone spécifique liée à la prière, ce qui signifie deux choses : l’être humain est naturellement religieux et son bien-être suppose une pratique religieuse source d’un bon équilibre moral et mental.

  • Page de début 659
  • Page de fin 682
  • Catégorie Bulletin
  • Sous-titre Oser parler de l'âme
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Dans ce huitième bulletin de christologie, deux axes ont retenu l’attention : d’une part, quelques ouvrages d’histoire des  doctrines, généraux (thématiques) et particuliers (monographies) ; d’autre part, des études ou essais à la frontière de la théologie systématique (Pannenberg), de l’art, et des représentations culturelles de la figure du Christ.

  • Extrait

    La  christologie se distingue, en l’état actuel des publications (en  anglais, en français, en italien ou en allemand), plus par l’inventaire que par la recherche de solutions à des questions nouvelles ou anciennes posées en termes nouveaux, ce qui ne signifie pas une moindre qualité. Ce début de XXIe siècle voit la multiplication d’études et de monographies  savantes  de théologie ancienne, d’approches souvent moins théologiques que littéraires et philologiques, érudites, fort utiles au demeurant, mais dont la portée doctrinale est sujette à caution. Par ailleurs, on publie les œuvres complètes de théologiens de la deuxième moitié du XXe siècle : Lubac, Balthasar, Bouyer, Tillich, dont la dimension christologique (et trinitaire) est, à juste titre, mise en lumière. Voilà qui permet de dresser un meilleur bilan de la théologie après le Concile. Pour sa part, saint Thomas continue de susciter, surtout aux USA, de nombreux travaux, souvent de bonnes qualités, non que leurs auteurs proposent des perspectives nouvelles, mais ils montrent que les nouvelles problématiques, issues des années soixante-dix — ce qu’on a appelé « les nouvelles christologies », et qui se voulaient très anti-scolastiques —, trouvent leur meilleure réponse dans la scolastique médiévale, et singulièrement chez saint Thomas  ; ce qui prouve, s’il en était encore besoin, le rétrécissement des perspectives néothomistes de la première partie du xxe siècle, que ces christologies ont voulu dépassé

  • Page de début 627
  • Page de fin 658
  • Catégorie Bulletin
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    La  valeur de la pauvreté  religieuse tient à son statut de conseil évangélique comme moyen de perfection, en tant qu’elle est source de liberté vis-à-vis des biens matériels, dont la possession est en soi légitime. Son origine et sa finalité sont dans la personne du Christ qu’il s’agit d’imiter par amour. Si elle doit être sanctionnée par un vœu, elle revêt diverses modalités en fonction de la fin poursuivie par chaque ordre, et peut aller jusqu’à l’absence de possessions communes, ce qui justifie la mendicité. En aucun cas, cependant, elle ne constitue un absolu, la perfection ne pouvant consister que dans la charité.

  • Extrait

    Saint Thomas a abordé à de multiples reprises la question de la pauvreté religieuse. Dès Pâques 1256, alors qu’il vient de recevoir la licentia docendi, le premier Quodlibet qu’il soutient contient une question consacrée au travail manuel des religieux, question connexe à celle de la pauvreté religieuse. Par la suite, elle occupe une place centrale dans les trois ouvrages où il a traité explicitement de la vie religieuse : Contre les ennemis du culte de Dieu et de l’état religieux, à l’automne 1256 ; La perfection de la vie spirituelle en décembre 1270 ; et Contre l’enseignement de ceux qui détournent de l’état religieux, au début de 1271. Cinq chapitres lui sont consacrés dans le livre III de la Somme contre les Gentils ; et dans la Secunda Secundae de la Somme de théologie, les cinq questions sur l’état de perfection lui font une large place. Pour Thomas, il ne s’agit pas d’une question purement théorique, qu’en bon théologien il devrait aborder au milieu d’autres, mais d’un sujet  existentiellement brûlant  à un triple titre. D’abord personnellement : issu d’une noble famille pouvant raisonnablement rêver pour lui.de l’accès à de hauts bénéfices ecclésiastiques, il fut confié encore enfant, par ses parents, à l’illustre abbaye du Mont-Cassin, avec l’idée qu’il en devienne un jour moine puis abbé. Sa décision d’entrer chez les frères prêcheurs, c’est-à-dire dans l’un de ces nouveaux  ordres  mendiants, alors peu considérés pour cette raison, n’avait pas été goûtée des siens, et avait entraîné une forte opposition pendant plus d’un an, jusqu’à ce que la détermination inflexible du jeune Thomas ne les oblige à céder, et à le laisser suivre la vocation de son choix C’est donc de haute lutte qu’il avait acquis le droit de vivre la pauvreté mendiante des dominicains. Communautairement ensuite, avec l’ensemble des religieux mendiants, dominicains et franciscains confondus, qui devaient faire face aux attaques en règle des séculiers leur contestant le droit d’enseigner à  l’université  de  Paris. La querelle entre les  séculiers  et  les  réguliers, commencée dès l’arrivée de ceux-ci dans les années 1220, prend une tournure dramatique à partir de 1254. Or la question de la pauvreté mendiante est au cœur des attaques de Guillaume de Saint-Amour, l’un des principaux maîtres parisiens engagés dans ce conflit, qui en contestait la légitimité. Comme dominicain enfin, dans le débat qui oppose son ordre aux franciscains, les deux ordres mendiants se séparant sur la place accordée à la pauvreté dans la perfection.

  • Page de début 601
  • Page de fin 626
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Valeur, modalités et limites
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)
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