Revue doctrinale de théologie et philosophie
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La revue thomiste

La revue thomiste (4152)

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  • Résumé

    En affirmant la nécessité d’une « lumière de gloire » pour permettre à l’intellect créé d’accéder à la vision de l’Essence divine, le concile de Vienne ne statua par sur la nature de cette lumière. Le présent article propose une
    exploration détaillée de l’examen consacré à cette question par le théologien dominicain Jean de Saint-Thomas, au XVIIe siècle, dans la lignée des maîtres du siècle précédent, Cajetan et François Sylvestre en tête.

  • Extrait

    Nous avons entrepris, non sans quelque inquiétude, d’analyser ici quelques pages du traitement consacré par Jean de Saint-Thomas à la lumière de gloire. En effet, une étude solide et détaillée existe sur la question, depuis la publication en 1950 d’un long article du P. Jules Paquin, de la Compagnie de Jésus, tiré de sa thèse de doctorat consacrée à L’acte de la vision béatifique selon Jean de Saint-Thomas. Que proposons-nous donc, qui justifie la présente entreprise ? Deux choses, essentiellement. D’abord, une manuductio plus analytique que proprement synthétique, qui puisse servir au lecteur pour accéder à l’intelligence de la manière scolastique dont Jean envisageait la question du lumen gloriae dans le premier article de sa quatorzième dispute sur la Prima Pars. Ensuite, il nous a paru bon, afin de cerner plus exactement la teneur de la doctrine thomiste, d’associer, à l’étude de Jean lui-même, les commentaires de François Sylvestre sur la Somme contre les Gentils, et de Cajetan sur la Somme de théologie : si la lumière de gloire vient de Dieu seul pour élever l’intellect à l’ordre surnaturel, il n’est pas inutile, en demeurant dans la sphère simplement naturelle, de permettre à nos esprits de bénéficier des rais de lumière que diffusent encore, à plusieurs siècles d’intervalle, les belles intelligences des grands docteurs dominicains.

  • Page de début 83
  • Page de fin 115
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Lecture d'un article du Cursus theologicus de Jean de Saint-Thomas
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Dans la plupart des manuels thomistes de philosophie et de théologie morale d’avant Vatican II, le rapport entre loi naturelle et loi éternelle tel qu’il est exposé par saint Thomas n’a pas été bien compris. La loi naturelle est réduite à la loi éternelle considérée dans ses effets et, chez l’homme, doué de raison, à la simple lecture, faite par la raison de l’homme, de la nature humaine. Elle n’est qu’une connaissance purement passive, et non pas une capacité «active», propre à l’homme, de connaître le bien et le mal et de s’autodiriger vers son accomplissement. La raison humaine se voit refuser le titre d’auteur véritable, quoique subordonné, de la loi naturelle. Il en résulte une conception hétéronome et physiciste de la loi naturelle.

  • Extrait

    Notre propos est de caractériser l’articulation entre la loi éternelle et la loi naturelle telle qu’elle apparaît dans les manuels thomistes de théologie morale et de philosophie morale en usage juste avant le concile Vatican II à la lumière des questions 90-97 de la Ia-IIae de la Summa theologiae, auxquelles tous ces manuels se réfèrent. Nous analyserons cette articulation telle qu’elle apparaît chez saint Thomas, mais après avoir situé historiquement les concepts de loi éternelle et de loi naturelle tels que saint Thomas les reçoit. Puis nous étudierons cette même articulation telle qu’elle apparaît dans les manuels thomistes de théologie morale et de philosophie morale en usage avant et pendant le concile Vatican II.

  • Page de début 47
  • Page de fin 82
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Le dépassement de l’ontologie, commun à la pensée lévinassienne et au néoplatonisme, distingue l’économie de l’Un-Bien et l’économie de l’Être. Emmanuel Lévinas appelle la philosophie de l’au-delà de l’être : éthique. Or, l’ordre de l’au-delà de l’être ne se substitue pas dans la tradition néoplatonicienne à l’ordre de l’être (Jean-Marc Narbonne). Il n’en est pas ainsi pour Lévinas, héritier de l’interprétation radicale de la première hypothèse du Parménide, parce que l’être est de trop pour l’Un-Bien qui est autrement qu’être et que ce qui appartient à la sphère de l’être ne porte aucunement l’empreinte du Bien. Il s’ensuit que l’être est identifié au mal par lui. Pour ce dernier, l’esse n’est pas acte d’être d’un esse per se subsistens, il est acte d’être rien d’autre que soi, acte de s’identifier à soi. La métaphysique de l’être fait ainsi place à une philosophie de l’autre. Être à partir de l’autre, ce n’est pas être autrement mais autrement qu’ être. Cet article veut montrer en conclusion que la question authentiquement philosophique n’est pas de saisir l’autre en tant qu’autre, mais l’être en tant qu’être.

  • Extrait

    Dans son maître ouvrage, publié en 1978, Autrement qu’ être ou au-delà de l’essence, Emmanuel Lévinas reprend la thèse platonicienne selon laquelle le Bien est « au-delà de l’être (ἐπέκεινα τῆς οὐσίας) ». Cette thèse sous-entend que toute philosophie de l’être est une négation de la transcendance. En voulant comprendre l’être, elle l’enferme dans les limites de la compréhension et devient une philosophie de l’immanence « atteinte d’une horreur de l’Autre qui demeure Autre, d’une insurmontable allergie ». Il s’ensuit que le Dieu des philosophes, d’Aristote à Leibniz, à travers le Dieu des scolastiques, est un Dieu adéquat à la pensée totalisante de l’être. Tel serait le sort de toute la philosophie occidentale, voire de la philosophie tout court, incapable de sortir du cercle de l’être : « L’histoire de la philosophie occidentale a été une destruction de la transcendance. »

  • Page de début 5
  • Page de fin 46
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Maître Eckhart (1260-1328) et Nicolas de Cues (1401-1464), héritiers du néoplatonisme chrétien, ont médité sur l’unité de l’Unum auquel ils identifient le Dieu Trine de la Révélation. Or Dieu a donné son nom à Moïse : Je Suis (Ex 3, 14). Dieu est-il l’Un ou est-il l’Être? Il s’agit de faire le point sur la pensée de l’Un chez Eckhart et le néoplatonisme, l’influence d’Averroès sur le maître rhénan et celle d’Eckhart sur Cues, et la confrontation de leur pensée avec celle de saint Thomas d ’Aquin.

  • Extrait

    Deux grands pôles herméneutiques se partagent les études consacrées à Maître Eckhart en France : les lectures d’Alain de Libera d’un côté, et l’Équipe de Recherches sur les Mystiques rhénans de l’autre. En même temps a paru en 2006 un livre fort original d’Hervé Pasqua, se situant à mi-parcours des travaux de Libera et de l’équipe de Marie-Anne Vannier. Alors que celle-ci insiste sur la dimension mystique de l’œuvre du Maître dominicain, celui-là inscrit ses recherches dans un cadre essentiellement historique, cherchant à faire de Maître Eckhart un héritier d’Albert le Grand, tout en refusant de dissocier la mystique et la philosophie eckhartiennes. La démarche d’H. Pasqua s’éloigne assez nettement de celle de l’Équipe de Recherches sur les Mystiques rhénans en ceci qu’il n’accorde que peu de pertinence à une approche précisément mystique de la pensée de Maître Eckhart, mais il n’en rejoint pas pour autant le geste historique d’Alain de Libera qui, inscrivant Maître Eckhart dans la tradition d’Albert, ne libère pas tout ce que la pensée de la Déité peut avoir de novateur, voire de subversif au regard de la tradition scolastique.

  • Page de début 653
  • Page de fin 696
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Ce bulletin de christologie est en deux parties : la première concerne l’histoire des doctrines ; la seconde s’attache à quelques essais de christologie réflexive.

  • Extrait

    Ce bulletin fera la part belle aux études et monographies historiques. Celles-ci contribuent à vérifier et compléter notre connaissance de la tradition chrétienne, et parfois à corriger des idées reçues ou encore à déplacer notre attention là où nos habitudes mentales tendent à l’installer. Il est toujours utile de revenir en des lieux fréquentés par l’histoire des textes, mais que la paresse laisse en suspens dans la mémoire du trop connu. Le théologien se met ainsi à l’école de l’histoire au plus près des sources de son travail, non sans avoir préalablement opéré une vérification des méthodes et de ses moyens d’investigation. On ne prête pas toujours suffisamment attention au poids des inhibitions intellectuelles commandées par des systèmes dont les origines et les principes n’ont pas été validés et critiqués en amont. Rien de pire qu’une théologie qui dépend de facteurs exogènes à son travail. Il faut être au clair avec ses propres présupposés, certains d’entre eux pouvant se changer en a priori idéologique. Les inévitables conditionnements de la pensée ne doivent pas empêcher le théologien de chercher à se placer à la hauteur d’un regard de sagesse affranchi des a priori et des censures dictés par les consensus d’un moment.

  • Page de début 619
  • Page de fin 652
  • Catégorie Bulletin
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Selon l’enseignement de l’Église, nous ressusciterons dans cette chair avec laquelle nous vivons et nous existons. Selon Thomas d’Aquin, notre corps ressuscitera selon son identité numérique, sur le modèle de celui du Christ. Il se retrouvera physiquement et numériquement identique dans la condition glorieuse. Cette thèse a soulevé diverses questions et réponses vis-à-vis desquelles la théologie contemporaine est plus réservée ou plus en retrait. Cependant, elle est toujours sensible à penser le corps, l’âme séparée et le jugement. Surtout loin d’éluder la question de l’identité, elle s’interroge sur son principe : réside-t-il dans la matérialité ou dans une figure immanente et incorruptible du corps ou l’âme est-elle le principe suffisant de notre corporéité retrouvée ?

  • Extrait

    Ce titre en forme de chiasme relie, en les distinguant, l’acte et l’effet de la résurrection qui est de nous doter d’une corporéité à l’image de celle du Christ pascal. Cet événement mystérieux, objet de l’espérance chrétienne, nous projette dans un insaisissable au-delà du temps. Confessé par le Credo, il figure dans le rituel des Funérailles comme antidote à la mort qui marque, selon les apparences, le retour irréversible de la vie au néant et la dissolution du corps dans la multiplicité de ses particules matérielles. Si les prières de ce rituel rappellent surtout la résurrection du Christ, elles appliquent plus parcimonieusement ce vocabulaire aux fidèles défunts, lui préférant le langage plus commun de la vie ou de la communion avec le Christ, comme si elles voulaient ménager les oreilles d’un public souvent étranger, voire rétif au langage chrétien, en recourant à des catégories langagières plus accessibles. Sans éluder le vocabulaire de la résurrection, il faut convenir que son sens demeure hermétique, sinon trompeur, aux oreilles des chrétiens du seuil et même de celles des fidèles qui récitent habituellement le Credo, sans se poser beaucoup de questions sur des formules admises par la force du rite et de l’habitude. Mais si l’intelligence déserte la vérité de foi professée, cette vérité en devenant opaque finira par se vider de son contenu.

  • Page de début 569
  • Page de fin 618
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Après avoir, dans la première partie de cette étude, défini les rôles respectifs de la conscience et de la prudence tels qu’on les trouve dans les écrits de saint Thomas, cette deuxième partie mène une enquête historique sur la manière dont les commentateurs les ont compris, et donne enfin des principes pour résoudre les difficultés de terminologie, situant ainsi les jugements de conscience et de prudence à leurs justes places. Par là, on évite de les confondre, et chacune resplendit mieux dans l’édifice de la morale authentiquement thomiste.

  • Extrait

    Dans la première partie de cette étude, nous avons exploré comment saint Thomas a intégré ces deux concepts de prudence et de conscience dans sa synthèse morale, mais n’a pas suffisamment distingué leurs différences et leurs rapports. Il s’agit maintenant de faire un parcours historique pour discerner la manière dont la conjonction entre prudence et conscience a été comprise par les philosophes et les théologiens, commentateurs de l’Aquinate.

  • Page de début 531
  • Page de fin 568
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Extrait

    On a jusqu’ici prêté trop peu d’attention à ce qu’il pouvait y avoir de révélateur d’une mutation profonde de la science théologique dans le monumental Dictionnaire de théologie catholique (DThC) publié de 1899 à 1950 par les éditions Letouzey et Ané et dont les quinze tomes en trente volumes ont été successivement dirigés par les abbés Alfred Vacant (1852-1901), l’initiateur scientifique du projet, Eugène Mangenot (1856-1922) et Émile Amann (1880-1948), avant que sceau ultime ne fût mis à l’entreprise par le chanoine Albert Michel (1877-1972). L’ouvrage était destiné en premier lieu à servir d’outil de travail aux étudiants des grands séminaires — en principe, il y en avait un par diocèse, selon les dispositions du Concordat de 1801 —, qui y recevaient, entre autres, une solide formation théorique en philosophie et en sciences ecclésiastiques : théologies dogmatique et morale, droit canon, Écriture sainte, histoire de l’Église. Le plus souvent tenus par des sulpiciens, les grands séminaires se caractérisaient par une relative uniformité de l’enseignement qu’ils dispensaient. Tirant les leçons de la promulgation de la loi de 1905, leurs supérieurs prennent d’ailleurs l’habitude de se rencontrer dans le cadre de l’Alliance des grands séminaires : entre 1906 et 1914, neuf congrès sont ainsi tenus.

     

  • Page de début 455
  • Page de fin 506
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Le présent article reprend les termes d'un débat très vif, au XVIe siècle, sur la nature et la fonction de la loi. Il s'est engagé à la faveur d'une omniprésence quasi systématique, et de plus en plus récurrente, de la référence à la volonté lorsque l'acte législatif était défini. le geste souverain, essentiellement décisionnaire, voilait cependant un autre sens de la loi, qui avait été progressivement occulté, à savoir sa capacité à ordonner le réel. Après un rappel des différentes inflexions survenues dans la définition de la loi après sa formalisation par Thomas d'Aquin comme pouvoir d'ordonnancement et force contraignante, on se propose d'expliciter les enjeux soulevés par ce débat. On utilisera pour ce faire un texte majeur de Francisco Vitoria, le De lege, qui permet de rendre très précisément compte des différents arguments avancés de part et d'autre pour défendre le volontarisme souverain ou accorder plus d'importance au pouvoir créateur de la loi.

  • Extrait

    La modernité s’ouvre avec une profonde transformation des différents outils conceptuels utilisés jusqu’alors pour traduire le rapport de l’homme à ses semblables et au monde qui l’entoure. La notion de loi fait partie des notions qui allaient subir une grande inflexion. Dans la lignée de l’esprit thomasien, la loi avait pour fonction essentielle de restaurer entre les choses les rapports que la contingence du réel leur avait fait perdre. Elle avait certes aussi la fonction de sanctionner, mais sa vertu première était d’ordonner les parties de la société humaine. Le courant nominaliste avait très tôt questionné la capacité de la loi à renvoyer à une signification plus fondamentale du réel que ce que pourrait en comprendre l’homme. En faisant primer la volonté sur l’intellect pour traduire l’essence de la loi, il la faisait progresser vers le sens que la modernité lui retiendra, à savoir d’être le signe d’une volonté qui s’impose parce que voulue comme telle par celui qui détient le pouvoir de légiférer.

  • Page de début 417
  • Page de fin 454
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Le traitement thomasien de la science du Christ provoque des appréciations contrastées et suscite parfois de fortes réserves de la part de théologiens contemporains. Les disciples d'Aquinate eux-mêmes ne sont pas unanimes. La science de vision fait l'objet de critiques auxquelles ils n'ont pas été insensibles. Dans l'articulation parfois problématique des trois modes humains de connaissance, la science infuse a du mal à trouver sa place. Saint Thomas lui accorde pourtant un statut médiat entre la science acquise et la science de vision qui semble à beaucoup d'interprètes difficile à préciser. la perfection de la connaissance humaine du Christ inclut-elle nécessairement un mode de connaître plus apparenté aux anges qu'aux hommes? Cette étude propose d'examiner les quelques textes où saint Thomas en fournit l'exposé le plus développé et d'en préciser les justifications théologiques. Il convient d'en formuler adéquatement la valeur noétique et la convenance au regard de la fin rédemptrice de l'agir du Christ.

  • Extrait

    La science infuse du Christ pose un certain nombre de difficultés aux théologiens, même thomistes. Entre la science dite de vision et la connaissance acquise (ou expérimentale), il semble difficile d’intercaler un nouveau modèle de savoir, plus proche de la connaissance angélique que de la connaissance humaine. Dès lors son statut problématique pose une question épistémologique relative à sa nécessité. Pourtant saint Thomas ne l’affirme pas seulement pour des raisons de tradition scolaire. Il reçoit certes cette donnée de l’enseignement qu’il hérite, mais comme pour tout ce qu’il reçoit, il cherche à la fonder et à la justifier (par des raisons de convenance) autant que possible à la lumière du mystère du Christ révélateur, docteur et maître. Résumons les objections actuelles qui sont fortes. Elles invitent à reconsidérer la position thomasienne, à vérifier sa solidité, à interroger ses fondements et à mesurer la portée de ses justifications.

  • Page de début 379
  • Page de fin 416
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)