Revue doctrinale de théologie et philosophie
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La revue thomiste

La revue thomiste (4152)

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  • Résumé

    Saint Thomas affirme que « la distinction et l’ordre des parties de l’univers est l’effet propre de la cause première, et comme la forme ultime et la meilleure de l’univers » (Contra Gent., Lib. II, cap. 42, no 6). Cette « forme ultime » (quasi ultima forma universi) est le plus grand bien de l’univers. Saint Thomas ira jusqu’à dire : « la chose la plus belle ». Mais ce grand bien, dans l’ordre naturel, est une disposition à un bien plus grand dans l’ordre surnaturel. Pour que ce plus grand bien dans l’ordre surnaturel s’accomplisse, il faut que l’ordre naturel présente comme un point de contact ou plus précisément de réception de la grâce de Dieu. Ce lieu ne peut être que les créatures douées d’intelligence et de volonté à l’image du Créateur. Dès lors les hommes et les anges sont la clef de voûte de l’univers, notamment quant à sa capacité à recevoir comme une forma nouvelle la grâce du Saint-Esprit et à constituer ainsi le bien suprême dans l’ordre surnaturel : l’Église. Celle-ci est ainsi le monde réconcilié avec Dieu, réalité eschatologique présente éternellement dans le dessein divin.

  • Extrait

    Lorsque saint Thomas introduit la Somme contre les Gentils, il cite Aristote dès la première ligne :
    "Selon l’avis du Philosophe, […] on appelle sages ceux qui ordonnent droitement les choses et les gouvernent bien. […] Le Philosophe affirme donc que le propre du sage est d’ordonner."
    En évoquant dès le début de son travail cette affirmation d’Aristote, sapientis est ordinare, saint Thomas annonce son intention ; il veut ici faire oeuvre de sagesse et le propre du sage est d’ordonner. Immédiatement après, l’Aquinate précise :
    "Tous ceux qui ont charge d’ordonner à une fin doivent emprunter à cette fin la règle du gouvernement et de l’ordre : chaque être est en effet parfaitement à sa place quand il est convenablement ordonné à sa fin, la fin étant le bien de toute chose.é
    Saint Thomas va donc s’attacher à faire office de sage, c’est-à-dire exposer comment toutes choses sont ordonnées à leur fin qui est leur bien. Mais il va le faire selon deux voies correspondant aux deux grandes parties de cette Somme :
    "C’est à bon droit que les vérités sur Dieu auxquelles la raison naturelle peut atteindre sont proposées aux hommes comme objet de foi."
    "Les vérités auxquelles la raison ne peut atteindre et que seule la Révélation donne aux hommes."

  • Page de début 309
  • Page de fin 330
  • Catégorie Article
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(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    La notion de bien commun, centrale en matière politique, a connu un développement décisif dans les oeuvres de Thomas d’Aquin. Celui-ci élabore sa conception en saisissant les apports du stoïcisme romain et de la tradition augustinienne dans la doctrine aristotélicienne du bien politique. Après Thomas d’Aquin la notion s’appauvrit à l’époque moderne et finit par s’évanouir. Remise en lumière par le magistère pontifical à partir de Léon XIII, la notion est reprise par différents auteurs au xxe siècle et consacrée par le concile Vatican II, quoique sous une forme très diminuée au regard de l’ampleur qu’elle avait chez saint Thomas.

  • Extrait

    Les doctrines théologiques sont à l’image des oeuvres humaines : elles ont leurs modes, leurs engouements et leurs oublis. Telle notion qui semblait centrale dans un domaine à un moment donné s’amoindrit, s’évanouit et finit parfois par disparaître, pour renaître des siècles plus tard, à la faveur de circonstances nouvelles, qui témoignent du manque suscité par cette absence. Ainsi en va-t-il, en théologie politique, de la notion de bien commun. Née à Rome, mais nourrie des élaborations antérieures des Grecs, acquise par la tradition patristique latine, elle  connaît un déploiement unique chez Thomas d’Aquin, qui la lègue à la tradition qui le suit. Toujours évoquée, elle apparaît cependant  ppauvrie, déformée, à l’orée de l’époque moderne, pour céder la place, fugitivement, à l’intérêt général ou à l’utilité commune. On peut probablement affirmer que le bien commun disparaît du champ de la théologie aux XVIIIe et XIXe siècles, pour ne reparaître qu’à la fin de ce dernier, sous le pontificat de Léon XIII.

  • Page de début 255
  • Page de fin 308
  • Catégorie Article
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    La nouvelle interprétation fabrienne de l’être thomasien porte à une profonde transformation de la notion de liberté, laquelle doit être désormais comprise terme de « créativité participée ». En vertu de l’être participé, la cause seconde dépend totalement et intégralement de la cause première mais,en même temps cette dépendance est le facteur que la rend vraiment et réellement indépendante, en fondant ainsi radicalement la liberté de son acte. Cette liberté se montre avec toute sa force dans l’acte le plus important, c’est-à-dire le choix de la fin ultime concrète et existentielle, lequel détremine la mesure de la bonté de l’esprit fini.

  • Extrait

    Peu de termes peut-être, au long de toute l’histoire de la pensée, peuvent revendiquer un si bon accueil, de la part de qui les entend, que ceux de liberté et de bien. L’histoire des peuples est, en fin de compte, l’histoire de la liberté. Mais pas seulement l’histoire des peuples, celle de chaque individu aussi, notre propre histoire, celle vécue à la première personne de manière intransférable et indélégable, est histoire de liberté. De même que l’est aussi celle des saints, où, par l’action de la grâce et d’une initiative de la liberté suprême, convergent plus que n’importe où ailleurs, liberté et bien : le bien qui réclame l’actuation de la liberté et la liberté qui s’actue dans la rencontre avec le bien.
    Des pages admirables ont été dédiées aussi bien à un terme qu’à l’autre, ainsi qu’au rapport qui les relie, par divers auteurs. Parmi ceux-ci, il en est un, notamment, qui mérite sans aucun doute une place de choix : Cornelio Fabro, penseur essentiel, philosophe de l’être et de la liberté, disciple pénétrant et profond de saint Thomas. Les pages suivantes n’ont absolument pas la prétention de présenter de manière exhaustive sa pensée sur le sujet, mais elles entendent simplement introduire à celle-ci, c’est-à-dire fournir les éléments de base pour connaître et comprendre les lignes fondamentales de sa proposition. En même temps, la nature même du sujet nous porte à espérer que ces pages puissent constituer aussi non seulement une invitation, mais encore une introduction, dans le sens originaire d’une ductio intro, à l’exercice toujours plus plein de la liberté, pour rencontrer le Bien Suprême.

  • Page de début 207
  • Page de fin 253
  • Catégorie Article
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Parmi les thomistes, il y a différentes explications de la façon dont les principes de la raison pratique sont liés à notre connaissance du monde. Certains, comme Joseph de Finance,  éfendent une conception transcendantale de la raison pratique ; d’autres une conception naturaliste. Certains de ce dernier groupe, comme John Finnis, croient que nous saisissons les principes de la raison pratique à travers nos inclinations naturelles et sans aucune compréhension spéculative préalable de ce qui rend un certain type de choses bonnes. Ces deux interprétations n’accordent pas suffisamment d’importance au genre d’analyse, à savoir une resolutio secundum rationem, par laquelle saint Thomas découvre la structure conceptuelle de la raison pratique. À la lumière de cette analyse, il propose plutôt une conception naturaliste et dérivationiste de la raison pratique.

  • Extrait

    Qu’est-ce que le bien ? Cette question peut être posée sur un registre métaphysique ou éthique. Cependant, choisir l’un conduit inévitablement à l’autre. D’une part, nous devons déterminer si nos jugements moraux sont ancrés dans la réalité. D’autre part, nous devons établir si notre conception du monde s’accompagne de certaines exigences morales. Jamais cela n’a été mis en relief plus clairement que dans l’oeuvre qui est à la racine de la métaphysique, de l’éthique et de la philosophie politique tout à la fois : la République de Platon. Face à
    la formulation plus raffinée que Glaucon fait du défi de Thrasymaque, Platon se rend compte qu’il doit développer une métaphysique pour fonder la justice, c’est-à-dire la moralité. Il continue à fonder l’éthique et la réalité sur le même principe fondamental : l’idée du bien.Thomas d’Aquin, à qui cet article est dédié, est d’accord avec une version révisée de cette thèse. À son avis, la source ultime du bien se trouve en Dieu, l’Ipsum esse subsistens. Au début de la Somme de théologie, après avoir plaidé en faveur de l’existence, de la simplicité et de la perfection de ce que nous appelons Dieu (Ia, q. 2-4), il aborde la nature du bien (Ia, q. 5) et soutient que Dieu est le bien même (Ia, q. 6). De cette façon, il traite de la question métaphysique du bien. Mais qu’en est-il de la question éthique ?

  • Page de début 179
  • Page de fin 206
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Le thomisme et le problème de la relation de la raison pratique à l'être
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Recensions des ouvrages suivants :

    Aubry (A.-M.), Obéir ou assentir ? (J.-M. Gilliot)
    De Franceschi (S. H.), Entre saint Augustin et saint Thomas (B. Valuet)
    De Franceschi (S. H.), La Puissance et la Gloire (B. Valuet)
    De Franceschi (S. H.), Thomisme et théologie moderne (B. Valuet)
    Giambrone (A.), Sacramental Charity, Creditor Christology, and the Economy of Salvation in Luke’s Gospel (R. Silly)
    Matava (R. J.), Divine Causality and Human Free Choice (B. Valuet)
    Thomism and Predestination (B. Valuet)

  • Page de début 161
  • Page de fin 176
  • Catégorie Recensions

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  • Résumé

    La considération de l’être et de l’agir du Christ dans la Somme de théologie fait appel en les croisant aux arguments du parfait et du bien, du digne et du noble. Ils constituent ensemble une constellation de principes exigés par l’excellence et l’universalité de la personne du Christ et de sa mission. Ces quatre adjectifs répondent à une ligne d’argumentation axiologique et heuristique dans la Somme de théologie. Ils s’inscrivent à l’intérieur de la logique biblique, et pas seulement grecque, de l’accomplissement et du telos. Ils décrivent ainsi l’éminence inouïe de l’incarnation rédemptrice de Dieu dans l’histoire du salut.

  • Extrait

    Dans la manière d’argumenter en christologie, saint Thomas conjoint deux couples de motifs eux-mêmes étroitement corrélés, dont le premier, le bien et le parfait, fonde le second, le digne et le noble. Les quatre adjectifs qualifient le Christ en son être et en son agir. Ils déclinent positivement la particularité, la singularité du Verbe incarné. Le Christ est le bien parfait, d’une dignité et d’une noblesse incomparables, uniques même, par quoi et en qui la créature est exhaussée et sauvée. Seul ce qui est bon et parfait est sauveur, et non ce qui est d’une bonté moindre ou d’une perfection limitée.
    Dans un premier temps, nous verrons ce qui relie le bien au parfait, au digne et au noble, en quoi ils s’imbriquent et s’enveloppent mutuellement. Dans un deuxième temps, nous montrerons que ces quatre principes dessinent une axiomatique argumentative dans la partie christologique de la Tertia Pars, de la q. 2 à la q. 7 1. Enfin, dans une brève conclusion, nous proposons d’en dégager la signification sotériologique.

  • Page de début 137
  • Page de fin 160
  • Catégorie Article
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  • Résumé

    La place que tient le bien dans l’univers de saint Thomas ne l’a pas empêché de prêter grande attention au don, et même au don de soi. Élaboré avec précision en théologie trinitaire, pour désigner les processions divines ad intra et ad extra, ce concept est aussi appliqué à l’amour d’amitié. En sa réalisation la plus haute, l’amour de charité, il nomme la fin même de l’homme, donc son bien.

  • Extrait

    Nul ne doute que le bien joue un rôle de premier plan dans la pensée de saint Thomas. De même, chacun peut constater l’intérêt croissant que suscite la thématique du don depuis une bonne centaine d’années. En revanche, on peut se montrer sceptique quant à la compatibilité de l’un et de l’autre. Ne faut-il pas choisir entre l’amour qui vise un bien, son bien, et l’amour qui donne, voire qui se donne ? Le « don de soi » peut-il d’ailleurs avoir un sens autre que métaphorique ou dialectique ? Autant de raisons qui invitent, semble-t-il, à ne pas perdre son temps à interroger saint Thomas sur un sujet qui paraît lui être à la fois postérieur et inassimilable par principe. Or il n’en est rien : comme on va le voir, on trouve chez lui une authentique théologie du don, qui s’harmonise même sans peine avec sa conception du bien.

  • Page de début 113
  • Page de fin 136
  • Catégorie Article
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  • Résumé

    Cet article est consacré à la question du rapport du beau au bien dans l’oeuvre de saint Thomas d’Aquin. Il s’agit de comprendre ce qui fonde la convertibilité du beau et du bien et leur identité quant au sujet, d’une part, leur différence notionnelle, d’autre part, sous le rapport des puissances de l’âme qu’ils engagent et de la délectation qu’ils procurent.

  • Extrait

    Le premier récit de la création, dans le livre de la Genèse, évoque, à de nombreuses reprises, la contemplation de Dieu devant son oeuvre : « Et Dieu vit que cela était bon » (Gn 1, 10) 1. Mais peut-être faudrait-il traduire en s’inspirant de la Septante : « Et Dieu vit que cela était beau » car le mot hébreu ṭōb comme l’adjectif grec kalós peuvent signifier à la fois ce qui est bon et ce qui est beau. Les deux langues dont Dieu s’est servi pour parler aux hommes, l’hébreu et le grec, manifestent, par cette ambivalence linguistique, le rapport étroit qui existe entre la bonté et la beauté.

    Ce lien a fait l’objet, en Occident, d’une intense réflexion philosophique et théologique qui, avant les scolastiques médiévaux, a engagé les plus grands esprits de l’Antiquité grecque et latine, païenne et chré-tienne. Peut-on compter saint Thomas d’Aquin dans cette longue histoire et considérer ses propos sur le beau dans son rapport au bien comme une pierre d’importance apportée à l’édifice de la pensée ? Nous pensons que c’est le cas même si nous devons reconnaître, primo, qu’il fut et restera longtemps sans doute l’auteur le plus concis et le plus mesuré sur cette question, secundo, qu’il synthétise de manière originale un grand nombre d’idées anciennes (Augustin, le Pseudo-Denys…) et récentes.

  • Page de début 99
  • Page de fin 112
  • Catégorie Article
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  • Résumé

    Sans la charité, l’eros devient vulgaire et égoïste, tandis que la charité surélève l’amour humain en lui donnant de surcroît de se perfectionner lui-même. Pour comprendre cette conciliation et la favoriser, il est utile de cerner ce qu’est cet appétit naturel, par lequel tout être de la nature recherche son propre bien. La volonté humaine aussi cherche sa perfection : tout homme désire être heureux, et cela de manière nécessaire : le choix délibéré se greffe sur cet élan primordial de la volonté. Mais que faire si la volonté se détourne de son véritable bien, et croit trouver le bonheur dans des biens incapables de supporter pareille charge affective ? Alors l’amour déchoit. Aussi la charité rectifie-t-elle cet élan primordial : en lui redonnant sa rectitude, et plus encore, elle sauve l’amour humain, et permet de chanter avec jubilation : Ubi caritas et amor, Deus ibi est.

  • Extrait

    Ubi caritas et amor, Deus ibi est. L’agapè et l’eros s’harmonisent dans la mesure où la charité surélève l’amour humain en lui donnant de surcroît de se perfectionner lui-même : « C’est ainsi que le moment de l’agapè s’insère en lui [eros], écrit Benoît XV ; sinon l’eros déchoit et perd aussi sa nature même. » Sans la charité, l’eros déchoit même inexorablement : il devient vulgaire, érotique et égoïste, fleurant avec l’idolâtrie parfois. Un eros vulgaire constitue un phénomène passablement courant, si on considère les moeurs de l’humanité qui n’ont guère brillé dans l’histoire. Mais il arrive que la voie inverse, très spiritualisante, conduise au même résultat : elle a été cette fois empruntée par des chrétiens.Voici comment.

  • Page de début 77
  • Page de fin 98
  • Catégorie Article
  • Sous-titre L’agapè peut-il sauver l’eros ?
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  • Résumé

    Depuis plus d’un demi-siècle, les amis de saint Thomas d’Aquin se sont intéressés à l’influence que le traité surs Les noms divins a exercé sur sa métaphysique. Dans ce sillage, nous nous arrêtons ici sur les rapports réciproques entre le bien et l’être (esse) dans le commentaire du Docteur angélique. Nous espérons avoir mis clairement en évidence les deux lignes directrices qui commandent, sur ce point, la réception du Pseudo-Aréopagite dans la pensée de l’Aquinate : une forte divergence, qui conduit ce dernier à renverser la primauté dionysienne du bien sur l’être ; et une non moins forte convergence, qui débouche sur la notion d’esse intensif, source de toute la perfection de l’étant.

  • Extrait

    C’est presque devenu un lieu commun au cours des dernières décennies : la métaphysique de Thomas d’Aquin doit beaucoup à ses sources néoplatoniciennes, à commencer par les deux oeuvres qu’il a commentées, à savoir le Liber de causis et le De divinis nominibus. D’excellents travaux ont exploré cette piste de recherche, notamment les monographies d’Ignacio Andereggen, de Fran O’Rourke, de Thierry-Dominique Humbrecht, d’autres encore. En ce qui concerne le Pseudo-Denys, le paradoxe est patent et connu. En effet, le cortège des noms divins commence au chapitre IV avec le bien (ἀγαθόν) et s’achève au chapitre XIII avec le parfait (τέλειον) et l’un (ἔν), ce dernier segment étant caractérisé comme « le plus fort (ϰαρτερώτατον) » de toute la séquence, au cours de laquelle l’Aréopagite ne concède à l’étant (ὄν) et à l’être (εἶναι) qu’une place intermédiaire, au chapitre V, après avoir déployé, à la suite du bien, la lumière, le beau, l’amour, l’extase et le zèle. L’Aquinate, tout au contraire et comme chacun sait, résout le bonum dans l’ens, puis l’ens dans l’esse. La question se pose dès lors de savoir comment la métaphysique thomasienne de l’ens-esse se réfère à la théologie dionysienne de l’un-bien : que lui doit-elle, et comment l’assume-t-elle ? Bien que ce thème ne soit pas neuf, nous voudrions offrir ici une contribution, que nous espérons utile, à la solution de ce problème, en nous attardant de manière analytique sur les rapports entre le bonum d’une part, et le couple ens-esse d’autre part, tels qu’ils sont thématisés dans le Super librum Dionysii De divinis nominibus.

  • Page de début 25
  • Page de fin 58
  • Catégorie Article
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