Revue doctrinale de théologie et philosophie
Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site
You are here:Accueil > La revue thomiste > Les publications périodiques > 2019 - Tome CXIX > 2019 - Fascicule n°2 > Les articles > L’Église et le bien de l’univers : une lecture de la Summa contra Gentiles
mardi, 06 juillet 2021 23:05

L’Église et le bien de l’univers : une lecture de la Summa contra Gentiles

Écrit par
Évaluer cet élément
(0 Votes)

Informations supplémentaires

  • Résumé:

    Saint Thomas affirme que « la distinction et l’ordre des parties de l’univers est l’effet propre de la cause première, et comme la forme ultime et la meilleure de l’univers » (Contra Gent., Lib. II, cap. 42, no 6). Cette « forme ultime » (quasi ultima forma universi) est le plus grand bien de l’univers. Saint Thomas ira jusqu’à dire : « la chose la plus belle ». Mais ce grand bien, dans l’ordre naturel, est une disposition à un bien plus grand dans l’ordre surnaturel. Pour que ce plus grand bien dans l’ordre surnaturel s’accomplisse, il faut que l’ordre naturel présente comme un point de contact ou plus précisément de réception de la grâce de Dieu. Ce lieu ne peut être que les créatures douées d’intelligence et de volonté à l’image du Créateur. Dès lors les hommes et les anges sont la clef de voûte de l’univers, notamment quant à sa capacité à recevoir comme une forma nouvelle la grâce du Saint-Esprit et à constituer ainsi le bien suprême dans l’ordre surnaturel : l’Église. Celle-ci est ainsi le monde réconcilié avec Dieu, réalité eschatologique présente éternellement dans le dessein divin.

  • Extrait:

    Lorsque saint Thomas introduit la Somme contre les Gentils, il cite Aristote dès la première ligne :
    "Selon l’avis du Philosophe, […] on appelle sages ceux qui ordonnent droitement les choses et les gouvernent bien. […] Le Philosophe affirme donc que le propre du sage est d’ordonner."
    En évoquant dès le début de son travail cette affirmation d’Aristote, sapientis est ordinare, saint Thomas annonce son intention ; il veut ici faire oeuvre de sagesse et le propre du sage est d’ordonner. Immédiatement après, l’Aquinate précise :
    "Tous ceux qui ont charge d’ordonner à une fin doivent emprunter à cette fin la règle du gouvernement et de l’ordre : chaque être est en effet parfaitement à sa place quand il est convenablement ordonné à sa fin, la fin étant le bien de toute chose.é
    Saint Thomas va donc s’attacher à faire office de sage, c’est-à-dire exposer comment toutes choses sont ordonnées à leur fin qui est leur bien. Mais il va le faire selon deux voies correspondant aux deux grandes parties de cette Somme :
    "C’est à bon droit que les vérités sur Dieu auxquelles la raison naturelle peut atteindre sont proposées aux hommes comme objet de foi."
    "Les vérités auxquelles la raison ne peut atteindre et que seule la Révélation donne aux hommes."

  • Page de début: 309
  • Page de fin: 330
  • Catégorie: Article
Lu 288 fois
CAZANAVE Emmanuel

L’abbé Emmanuel Cazanave, prêtre du diocèse de Toulouse, est Maître de Conférence à la Faculté de théologie de l’Institut catholique de Toulouse. Docteur
en théologie et titulaire d’une Maîtrise en Histoire, il enseigne l’eschatologie, les sacrements en général, la théologie de l’histoire du salut et du laïcat. Il est l’auteur : Unité de l’univers et unité de l’Église, une lecture de la Somme contre les Gentils (Artège, 2017).

 

Plus dans cette catégorie : « Recensions t. 119 - n° 2
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

Laissez un commentaire

Make sure you enter all the required information, indicated by an asterisk (*). HTML code is not allowed.