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vendredi, 23 octobre 2020 18:01

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  • Extrait:

    Il est commun de parler, à propos de saint Thomas d’Aquin, de métaphysique de l’être et des modes de l’étant dont l’unité, la vérité, le bien, etc. Si nous disons que Dieu est l’être et qu’il est par identité la bonté, la source et la cause de tout étant (ens), de tout être (esse) et toute bonté (bonum, bonitas), ne redouble-t-on pas la difficulté, car le vocabulaire du bien et du « souverain bien » est, nous dit-on, culturellement et rationnellement « anachronique ». Au bien, dont la grammaire philosophique est devenue presque inintelligible en postmodernité, on préférera en éthique, par exemple, le concept de juste. Pourtant la question du bien réapparaît, au moins par l’ampleur des questions bioéthiques. Il est significatif que l’on investisse la tradition philosophique d’avant le moment critique kantien, en recourant à Platon et Aristote, ainsi qu'au stoïcisme de l’époque impériale.

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  • Catégorie: Avant-propos
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MARGELIDON Philippe-Marie

Le fr. Philippe-Marie Margelidon, dominicain, docteur en théologie, est professeur à la Faculté de théologie de l’Institut catholique de Toulouse. Il est directeur des études du Studium dominicain de théologie à Toulouse, où il enseigne. Il est aussi directeur de la Revue thomiste. Dernières publications : Jésus Sauveur, Christologie (Parole et Silence, 22016) ; Dictionnaire de philosophie et de théologie thomistes (Parole et silence, 22016) ; Les Fins dernières (Lethielleux, 22016) ; Le sacrement de l’eucharistie, Corpus Domini Jesu Christi, « Bibliothèque de la Revue thomiste », Parole et Silence, 2019.

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