Revue doctrinale de théologie et philosophie
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Saturday, 31 December 2011 13:00

Science et conscience

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  • Abstract:

    Einstein is said to have regretted the plumber’s life he never had, and which would have saved him from having to observe the disastrous effects of his remarkable discoveries. Our contemporaries are often concerned about the fact that the long-unattainable achievements of our sciences have not been followed by the strengthening of moral conscience that could have prevented some of its inhuman applications, whereas on the contrary these achievements have on the whole accompanied its weakening. Admittedly, this situation and the pessimism it entails are encouraged by a separation, and indeed an opposition, between the theoretical and practical aspects of human conscience — a product of Kant’s criticism — or, as it is often heard these days, between facts and « values » — a product of positivist scientism. Challenging such an opposition, which indeed remains a paradox insofar as both notions of science and conscience cannot really be thought independently from each other, may be seen as a possible way out of that somewhat « snivelling » pessimism which was given a unforgettable description by Rabelais.

  • Extract:

    « Science sans conscience n’est que ruine »… de la planète Terre. Rabelais, en son temps, ne trouvait à parler que de « l’âme », car il ne pouvait guère envisager encore les effets aujourd’hui inquiétants du développement des multiples techniques industrielles qui, à la différence des arts antiques et médiévaux, furent de plus en plus l’application de connaissances scientifiques préalablement conquises, au lieu d’être, comme ceux-là, une médiation pratique vers leur théorisation abstraite. Aristote avait remarqué assez lucidement que l’invention des arts — les téchnaï — avait précédé historiquement celle des sciences, ce que la paléontologie et la préhistoire n’ont fait que confirmer : les 2500 ans d’âge de nos sciences ont été précédés par des dizaines de millénaires d’inventivité pragmatique, chez un homo faber qui, pendant très longtemps, n’aura été sapiens qu’en instituant spontanément — c’était déjà énorme et décisif — les systèmes symboliques qui sont à l’origine de nos langues.

  • Page number (beginning): 583
  • Page number (end): 616
  • Category: Article
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NODÉ-LANGLOIS Michel

Michel Nodé-Langlois, ancien élève de l’École Normale Supérieure (rue d’Ulm), agrégé de philosophie, est professeur honoraire de Première supérieure (khâgne classique) au lycée Pierre-de-Fermat à Toulouse, et chargé d’enseignement honoraire de l’Institut catholique de Toulouse, à la Faculté de philosophie.khâgne). Publications récentes : Le vocabulaire de saint Thomas d’Aquin (Ellipses, réédition 2009) ; Petite introduction à la question de l’être : l’invention aristotélicienne de la métaphysique (Téqui 2008) ; Faire Naître. De la conception à la naissance, l’art au service de la nature ? (Collectif, Artège, septembre 2009) ; Au service de la Sagesse (Tempora, novembre 2009) ; Personne, qui es-tu ? (Toulouse, Presses universitaires de l’IPC, 2014) ; Questions de philosophie (Paris, DDB/Artège, 2014) ; Thomas d’Aquin. Penser le politique (Textes traduits, Dalloz, 2015) ; Je crois en un seul Dieu, Méditations sur le Credo (Téqui, 2018) ; Thomas d’Aquin. Commentaires politiques (Artège-Lethielleux, 2019). Site internet : michelnodelanglois.e-monsite.com

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